jeudi 22 octobre 2009

"Political parties in the Arab world: Clubs to preserve power or dynamic forces of change?"


Political parties in the Arab world seldom fit into right-left schemes of Western political systems. Rather than being perceived as interest groups that lobby for political change, they are often seen in the West as loyal blocks safeguarding the power of a political leader or a dynasty. But how do political parties (per)form in the Arab world? How can Western governments engage with them in ideological terms? What difficulties do European parties face in collaborating with Arab political parties?

To discuss those questions, the EuroArab Forum is pleased to invite you to our next debate on "Political parties in the Arab world: Clubs to preserve power or dynamic forces of change?" on 28 October 2009, 20h00-21h30 at Arthur’s Restaurant (Rue de Trèves 26, close to Place Luxemburg).

As keynote speakers we have the honour to welcome:

- A view from practice: Yonnec Polet, Foreign Policy Coordinator of the Party of European Socialists

- A view from theory: N.N.

To attend this event, please RSVP by e-mailing Olaf Deussen at olaf.deussen@euroarab-forum.eu before Tuesday, 27 October 2009.

mercredi 21 octobre 2009

RÉGULER LA FINANCE MONDIALE MAINTENANT : IL Y A URGENCE !



Les gouvernements de l’UE et les institutions européennes doivent mettre la justice sociale et le respect de la planète au cœur du débat sur la crise financière. Voilà pourquoi il est essentiel que les Européens rassemblent leurs forces pour la réforme financière.

LA CRISE FINANCIÈRE MONDIALE TOUCHE TOUTES LES SPHÈRES DE NOTRE VIE ; ELLE MENACE NOS EMPLOIS, NOS ÉCONOMIES, NOS RETRAITES ET NOS SERVICES PUBLICS, OÙ QUE NOUS SOYONS.

La crise que nous traversons aujourd’hui n’est pas seulement un ralentissement économique de plus. Nous traversons une crise systémique, aux conséquences désastreuses, et qui touche le monde entier : la crise d’un système mondial de marchés financiers non régulés, qui sacrifient les investissements de long terme, les emplois, les salaires, l’environnement et le bien-être de la planète et de ses habitants, au profit d’une petite minorité. Cette crise doit servir de déclencheur à une réforme de fond de l’ordre économique mondial. Nous avons là une opportunité de transformer le statu quo financier. Nous avons besoin d’un nouveau paradigme, au service du développement durable et de la justice sociale, et non du profit pour le profit.

RÉFORMES FINANCIÈRES : L’EUROPE FAIT FAUSSE ROUTE !

Les réformes financières récemment entreprises en Europe sont fragmentées et ont un champ d’action limité. Les propositions que l’Union Européenne a formulées jusqu’à présent ont un effet très limité et ne suffiront pas à l’instauration d’un système financier sain. Il y a un manque de volonté politique évident.

Les récentes améliorations sur les marchés financiers ne seront pas durables, et sont instrumentalisées par certains dirigeants européens pour éviter de légiférer, et ainsi revenir au statu quo.

Tout ce qu’elles vont faire, c’est augmenter encore le risque de perte d’emplois et de nouvelles crises. Il faut continuer à exposer les citoyens à ces dangers. Et nous pouvons agir.

AGISSONS!

Il est temps pour nous, citoyens européens, de faire entendre notre voix, et d’exiger de nos dirigeants qu’ils s’attaquent aux causes fondamentales de cette crise. Nous savons tous que nous avons besoin de règles strictes pour mettre fin à la folie du monde de la finance, et créer un nouveau cadre qui soit, enfin, au service de l’intérêt général.

L’ÉCONOMIE ET LES MARCHÉS FINANCIERS MONDIAUX DÉRÉGULÉS DOIVENT ÊTRE SOUMIS À UNE GOUVERNANCE MONDIALE PLUS JUSTE ET PLUS TRANSPARENTE.

Les gouvernements de l’UE et les institutions européennes doivent mettre la justice sociale et le respect de la planète au cœur du débat sur la crise financière. Voilà pourquoi il est essentiel que les Européens rassemblent leurs forces pour la réforme financière.

LES EUROPÉENS POUR LA RÉFORME FINANCIÈRE

Les Européens pour la réforme financière est une coalition de forces progressistes, regroupant des ONG, des syndicats, des citoyens, des universitaires et des hommes et femmes politiques progressistes, qui s’unissent pour faire campagne, ensemble, pour une véritable réforme du système financier. La coalition a vocation à s’étendre, et de nouveaux membres rejoignent notre campagne chaque jour.

NOS ENGAGEMENTS

1. C’est aux citoyens de décider de leur sort, pas aux marchés financiers!
Imposons un contrôle démocratique sur les marchés financiers. Régulons enfin tous les acteurs financiers, et tous leurs bonus!


2. Les pratiques financières au grand jour!
Transparence et responsabilité comme pierres angulaires du système financier.

3. L’emploi avant tout!
Protégeons nos emplois des requins de la finance!


4. Halte à l’évasion fiscale!
Préservons les finances publiques, et abolissons les paradis fiscaux!


5. Non à la spéculation !
Avec une taxe sur les transactions financières, et une finance durable pour des emplois durables!
6. Des banques responsables pour les ménages et les entreprises !
Les banques doivent être avant tout au service des clients et des entreprises.

NOTRE PREMIER OBJECTIF EST DE REFORMER LES MARCHÉS FINANCIERS, POUR QU’ILS SOIENT, ENFIN, AU SERVICE DE L’ÉCONOMIE RÉELLE ET DE L’EMPLOI.

La crise a montré à quel point le secteur financier s’est éloigné des besoins de l’économie réelle et de la création de véritable richesse. Une réforme radicale du secteur financier est à présent essentielle si nous voulons la remettre à sa place, c'est-à-dire au service des citoyens et des entreprises et éviter qu’une telle crise ne se reproduise.

REJOIGNEZ LA CAMPAGNE!

Rejoignez-nous et recevez les informations sur la campagne!
Plus d’information sur www.europeansforfinancialreform.org !

lundi 15 juin 2009

876 fois merci !

On nous annonçait battu mais le PS a mieux que résisté ! Le PS a démenti les sondages et réussi un très bon score ! Pour ma part, je vous remercie toutes et tous pour votre soutien ! 876 fois merci ! Continuons à travailler pour Bruxelles et les Bruxellois(es) ! J'en suis convaincu les ami(e)s, l'avenir nous appartient !

Obama et l'Islam, discours du Caire, 4 juin 2004

Le fameux discours d'Obama en 2004

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

mercredi 10 juin 2009

« Un programme, une majorité et un candidat pour changer l'Europe »

Déclaration par des personnalités de la famille socialiste et social-démocrate, 3 juin 2009

La crise en cours a ouvert une période de choix historiques. Elle peut conduire soit à une dépression avec chômage de masse mêlée à un repli économique et politique, soit à une opportunité unique de faire émerger un nouveau modèle de croissance fondé sur plus de justice sociale et le développement durable, et lié à une réforme de l'ordre international.

Les socialistes et les sociaux-démocrates ont une responsabilité centrale face à ces choix historiques. C'est à eux de présenter des propositions pour cette transformation. C'est à eux de lutter pour le leadership au niveau national, européen et international.

C'est pourquoi les prochaines élections européennes sont particulièrement décisives. Les socialistes et les sociaux-démocrates ont déjà été capables de présenter un plan pour surmonter cette crise qui définit une vraie alternative et qui montre pourquoi une solution durable exige une Europe plus forte, capable d'éviter le chômage de masse, de coordonner la relance économique, de réformer le système financier, de promouvoir une croissance verte et intelligente et de s'affirmer comme un véritable acteur global dans la réforme de l'ordre mondial.

L'alternative socialiste et sociale-démocrate est claire. Il faut maintenant la traduire dans les meilleurs résultats électoraux en vue de renforcer la présence des socialistes et des sociaux-démocrates dans les institutions européennes, pas seulement dans le Parlement Européen mais aussi dans la Commission et au Conseil.

Le Parti Populaire Européen (PPE) a déjà présenté son candidat officiel pour la Présidence de la Commission européenne. C'est avec espoir que les socialistes et les sociaux-démocrates et beaucoup d'autres progressistes attendent un candidat provenant du Parti Socialiste Européen, le seul parti européen qui peut disputer le leadership au PPE. Dans la situation économique et politique présente, une nouvelle majorité peut naître au Parlement Européen, créant une vraie chance pour un candidat du Parti Socialiste Européen.

C'est dans ce but que nous adressons cet appel aux socialistes et aux sociaux-démocrates, sur la base de notre responsabilité historique commune, afin que ce pas fondamental soit franchit.

Signataires : Felipe GONZÁLEZ, ancien Président du Gouvernement de l'Espagne, Lionel JOSPIN, ancien Premier ministre de la France, Paavo LIPPONEN, ancien Premier ministre de la Finlande, Aleksander KWASNIEWSKI, ancien président de la république de la Pologne, Gerard SCHROEDER, ancien Chancellier de l'Allemagne, Constantino SIMITIS, ancien Premier ministre de la Grèce, Mário SOARES, ancien Président de la république et Premier ministre du Portugal, Franz VRANITZKY, ancien Premier-ministre de l'Autriche

jeudi 4 juin 2009


Bonjour,

J-3, la campagne arrive à terme. D'ici 2 jours et demi les urnes rendront leur verdict, les électeurs auront choisi le projet de société qu'ils soutiennent pour Bruxelles.
Entre le repli égoïste d'une ville pour les plus favorisés (privatisation des logements sociaux, pas de soutien pour les chômeurs, getthoïsation de la ville ...) et un projet solidaire, où chacun doit avoir les moyens de vivre une vie digne.

Je vais continuer à arpenter les rues de Bruxelles pour les 2 jours à venir, tout comme je l'ai fait ces dernières semaines. L'enjeu est trop important pour que l'on ne se batte pas jusqu'à la dernière minutes. Pour ne pas laisser le MR déconstruire ce que le PS a patiemment construit au cours de ces dernières années.

C'est grâce à la politique de développement des quartiers soutenue par le PS que Bruxelles est devenue une ville plus agréable à vivre. Il reste du boulot en matière d'emploi, de logement, de mobilité, de formation .... mais ce n'est pas la droite qui se préoccupera de l'avenir des quartiers en difficultés, ni des gens précarisés. Je ne veux pas d'une ville duale.

Alors, ce dimanche, je vous invite à soutenir le PS et ma candidature, à la 37e place, par la même occasion.

Je vous en remercie !
Yonnec

N'hésitez pas à parler de ma candidature à vos amis et à faire circuler cet email ! Merci !

__________________
Yonnec Polet
37ème sur la liste PS
pour les élections régionales à BXL

Simulation de vote !

lundi 25 mai 2009

Face à la crise, créer de nouvelles solidarités

Edito de Résolument Jeunes, mois de Mai 2009
Yonnec Polet

La crise actuelle va encore aggraver une situation déjà très difficile pour nombre de nos concitoyens. Avec les annonces de nouveaux licenciements, de restructurations, de fermetures ou de délocalisations, les travailleurs sont inquiets pour leur avenir. Selon les chiffres recueillis par la FGTB sur le terrain, on compte 24.494 licenciements annoncés entre janvier 2008 et mai 2009. Le nombre de travailleurs en chômage temporaire a augmenté de 97,38% entre avril 2008 et avril 2009 et le nombre de jours de chômage temporaire a, lui, pour la même période, augmenté de 150,79%.

Ne pensons pas que la situation avant la crise était rose pour autant. Bon nombre de personnes à Bruxelles et en Wallonie vivent des situations de grande détresse sociale. On y constate un accroissement sensible des demandes d’intervention pour les soins de santé, y compris par des personnes qui ne peuvent bénéficier du Revenu d’intégration (minimex ou équivalent). Nombre de personnes par ailleurs ont fait une demande de remboursement des médicaments auprès de leur CPAS. Face à la crise du logement, les CPAS sont de plus en plus sollicités pour permettre le paiement de garanties locatives. Autre signe de fragilité sociale accrue : l’augmentation du nombre de bénéficiaires d’une aide pour se chauffer et s’éclairer un minimum. Tout laisse à craindre que cette situation s’aggravera encore dans les semaines à venir.

A la source de cette crise, on pointe du doigt le creusement des inégalités de richesses, en particulier aux Etats-Unis. Dans un contexte d’augmentation des inégalités, l’endettement des ménages aurait été le moyen pour maintenir la consommation, la demande et donc les profits des entreprises. Les gens sont incités à s’endetter pour maintenir leur niveau de vie. D’un côté, compression des salaires alors que dans le même temps on pousse à la consommation ceux là mêmes qui sont privés d’un revenu décent. Voilà la nouvelle contradiction du capitalisme anglo-saxon. En Belgique, la part des salaires dans le PIB a fortement chuté, passant de 57 à 51% depuis 1981. La rémunération des salariés n’a cessé de diminuer par rapport aux autres revenus et la réforme fiscale n’a rien fait pour corriger cela.

Que la crise soit liée à l’augmentation des inégalités et au mode de croissance des trente dernières années n’est pas une loi de la nature. C’est une idéologie poussant au profit immédiat qui en est la cause ; les libéraux faisant le choix politique de préconiser tant et plus le laisser-faire sur les marchés financiers. La déréglementation financière, la croissance du crédit et l’énorme concentration de richesses qui en a résulté a donné à la finance un poids économique et politique sans précédent. Protégé, voire encouragé, le secteur financier s’est lancé à corps perdu dans des investissements des plus en plus hasardeux et des montages financiers de plus en plus risqués.

La crise actuelle doit être l’opportunité d’une réflexion sur le modèle de société que nous souhaitons. Un modèle donnant le primat au politique, avec un secteur financier qui prenne moins de place dans le système économique et politique ou le modèle néolibéral, fait de libéralisation et de dérégulation qui nous a mené droit à la crise ? Mon choix est fait, je choisi la première option. Mais il faut faire vite, on ne se saurait attendre. L’Organisation Internationale du Travail (OIT) annonce déjà 25 millions de chômeurs supplémentaires dans les pays industrialisés. Que dire de la passivité du Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ou de la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui estiment que la crise est passagère et que les mesures prises sont suffisantes. C’est pourtant de mesures exceptionnelles que nous avons besoin. Investir dans l’économie verte et de la connaissance, lancer des travaux d’infrastructures, des grands chantiers en faveur de l’enseignement, pérenniser les services publics, réguler les marchés financiers ….

Dans ce contexte difficile, il nous semblait pertinent de consacrer ce numéro de Résolument Jeunes à la crise et son impact, ici et ailleurs. Son impact sur la citoyenneté, sur la politique de développement, ou encore sur la politique européenne.

Alors qu’en période de crise vient rapidement le réflexe de se tourner vers les anciens pour dernier recours, j’aimerai que l’on fasse également confiance à la jeunesse. Cette jeunesse des quartiers qui rêve d’un avenir meilleur que le passé de ses parents, alors que c’est tout le contraire qui les attend. Parce que c’est là également que se joue notre avenir. Rappelons-nous que la pauvreté et la misère nourrissent les extrémismes et sont les premières causes de conflit.

Les échéances électorales régionales et européennes du 7 juin approchent, nous avons là une fenêtre d’opportunité pour proposer un autre modèle de développement économique et de répartition de la richesse. On ne pourra donc se contenter d’un simple retour à la situation antérieure. Trop de gens souffraient déjà de précarité.

A nous de construire une économie au service de l’homme, plus verte, et qui réponde aux besoins du futur. Voilà pourquoi je suis socialiste et que je choisirai toujours la solidarité et la redistribution et le respect de la dignité humaine. Et toujours, chevillé au cœur, l’envie de changer la société.

Message de soutien d'Harlem Désir, tête de liste Ile de France

Interview à la manif des syndicats européens

mercredi 20 mai 2009

Communiqué de presse de la FGTB


Bruxelles, le 19 mai 2009.

Chaque Interrégionale a récemment exprimé ses priorités à travers un mémorandum. Selon nous, seule une majorité politique progressiste sera capable de répondre à nos attentes car nos revendications portent en elles une répartition des richesses plus favorable aux travailleurs. Nous demandons un modèle économique centré davantage sur la collectivité et non soumis au dictat du profit. Une fiscalité plus juste, un développement des services publics de qualité, une politique de l’emploi décent, une sécurité sociale forte, la démocratie économique dans les PME seront autant de baromètres que nous surveillerons de près.

Nous doutons sérieusement qu’un Gouvernement libéral mettra en œuvre ces grandes réformes qu’attend le monde du travail.

L’Interrégionale wallonne et l’Interrégionale de Bruxelles, tout en restant très attachées à leur rôle de contre-pouvoir au niveau régional, estiment incontestable le rôle positif qu’a joué le Parti Socialiste dans le développement économique et social des Régions wallonne et bruxelloise ces dernières années.

Le monde du travail, mis rudement à l’épreuve, a pu mesurer l’importance de la présence des Ministres socialistes tant aux Gouvernements wallon et bruxellois qu’au Gouvernement fédéral, où ils se sont positionnés pour la défense d’une sécurité sociale forte.

Nous n’avons pas de mots assez durs pour qualifier les comportements indécents, récemment démasqués, de quelques-uns de nos élus. Nous nous désolidarisons totalement de cette conduite, indigne des citoyens.

Cependant, nous pensons qu’aucun amalgame ne peut être fait entre un parti démocratique (son programme, ses idées, ses valeurs) et les abus d’individus isolés, membres de ce parti.

En tant que syndicat socialiste, nous avons toujours combattu l’extrême droite avec détermination. Défendant un projet de société raciste et xénophobe, les formations politiques d’extrême droite ont toujours été qualifiées d’ « infréquentables » par les familles politiques démocratiques.

Aujourd’hui, nous sommes choqués d’entendre que le MR réserve également cet adjectif au Parti Socialiste. Nous pensons qu’il s’agit d’une dérive qui mérite une explication. Dans le débat politique, fût-ce en période pré-électorale, aucun parti démocratique ne devrait pouvoir qualifier un autre parti démocratique d’ « infréquentable ».

L’Interrégionale wallonne et l’Interrégionale bruxelloise de la FGTB demandent que les querelles politiciennes fassent place au débat d’idées.

samedi 16 mai 2009

40.000 personnes à la manifestation européenne des !

Avec Harlem Désir, tête de liste Ile de France aux élections européennes - député européen et vice président du Global Progressive Forum




jeudi 14 mai 2009

Le monde va mal

Edito de Résolument Jeunes, mois de Février 2009

Le monde va mal. Tous les jours nous en avons la confirmation ; crise financière, crise alimentaire, crise économique, crise sociale, crise environnementale, crise démocratique et idéologique. Les valeurs universelles que nous défendons sont mises à mal et chacun semble effectuer un grand repli sur soi. La vague néo-libérale, et ses dégâts, est passée par là.

Pour autant, les crises doivent nous conduire, nous femmes et hommes socialistes, à considérer que les idées que nous incarnons et défendons sont plus que jamais le seul espoir pour rêver d'un monde meilleur. Notre première priorité, dans nos fonctions, dans nos organisations, dans nos comportements et dans notre capacité à défendre nos projets, est de rassembler et de proposer des solutions dans l’intérêt de nos concitoyens, particulièrement des plus faibles. En Belgique, cela veut également dire ne pas rajouter une crise politique aux crises qui secouent déjà notre monde.

Les futures campagnes électorales – régionales et européennes – seront des moments privilégiés de débats, de discussions, mais plus encore de propositions pour concevoir ce que doit être le XXIème siècle qui s'ouvre. Ce sera aussi un moment où nous devrons exprimer notre volonté, pour dire que nous n'acceptons pas le monde tel qu'il nous est proposé, et pour que l'idée du rêve puisse à nouveau se manifester.

C’est dans cette démarche que s’inscrit le Réso-J. Faire partie de l'action commune, de l'associatif progressiste c'est aussi travailler dans un environnement où la société civile s'engage et milite pour les mêmes valeurs. Dans ce numéro de Résolument Jeunes, vous pourrez découvrir le travail d'organisations proche de notre Réseau d'Organisations de Jeunesse. Des associations qui ont une action commune : le changement et l'émancipation par l'égalité, la solidarité et la justice sociale. Tant au niveau national qu'international, la jeunesse ne peut s'envisager sans rapport au reste monde.

Dans ce monde qui va mal, mettons en évidence, collectivement ou individuellement, les valeurs du socialisme. C'est dans une volonté de changement de société et vers une plus grande ouverture au progressisme que nous nous positionnons. Saisissez l'opportunité de porter votre parole au monde.

Des signaux positifs de partout nous renforce, du Forum Social Mondial de Belem au Brésil, des Etats-Unis avec l’élection de Barack Obama, ou encore du succès inattendu d'un film indien Slumdog Millionaire. En Belgique également, faisons renaître l’espoir du changement !

Yonnec Polet,

Président

jeudi 7 mai 2009

Appel du MOC pour une région bruxelloise productrice d’égalité, de justice et de solidarité.

La crise est bien présente. Celle d’un système, le capitalisme, qui nous entraine dans l’approfondissement des inégalités. Cette crise d'une ampleur sans précédent amplifie les crises climatiques, écologiques, sociales, culturelles et politiques.
L’offensive idéologique de droite qui a soutenu ce système, a envahi le champ politico-médiatique avec des discours basés sur la croissance débridée, l’individualisme à outrance, l’effort pour l’effort, gratuit et sans référence à d’autres valeurs, la réussite - celle qui écrase plus que celle qui promeut, l’anti-égalitarisme, et même jusqu’à des prises de positions xénophobes. Dans ce terreau, ce capitalisme s’est développé sans limite. Sa soit disant autorégulation s’est révélée un mensonge.

Dans ce contexte individualisé et traversé par ce capitalisme agressif, il nous faut reprendre la bataille des idées, des valeurs et des idéaux, des projets basés sur la solidarité et l’émancipation économique et culturelle de chacun et chacune. Il nous faut analyser et pallier à toutes les formes d’exploitation et de domination. De fait, il ne suffit pas de supprimer les dominations sociales pour éradiquer la domination masculine, tout comme œuvrer à construire l’égalité entre hommes et femmes ne peut se faire sans mesurer les inégalités existantes entre femmes ;
tout comme l’accès à l’emploi et au salaire doit inclure les conséquences écologiques et remettre en question nos modes de développements économiques ;
tout comme les revendications liées aux transformations climatiques ne peuvent se faire sans les analyser au regard des inégalités sociales ;
tout comme les injustices socio-économiques ne peuvent se combattre sans remettre l’égalité et les déterminants de la vie sociale au centre des débats.
Ces différentes questions interpellent les différentes forces progressistes, globalement et concrètement pour une nouvelle législature.

La Région bruxelloise, c’est connu, est confontée à une situation paradoxale. Sa situation économique la porte au troisième rang des régions les plus riches de l’Union Européenne. C’est le résultat d’une concentration importante d’activités internationales, financières et commerciales, situées pourtant sur un territoire assez exigu. Bruxelles est non seulement le siège de nombreuses sociétés, d’institutions politiques ou d’administrations publiques nationales ou internationales mais également le lieu d’une activité socio-économique intense, industrielle et de services. L’activité économique de la région est assurée par quelques 33 000 entreprises, dont la toute grande majorité sont des PME. Premier bassin d’emploi, dont 56% sont occupés par des personnes ayant un diplôme d’enseignement supérieur et/ou universitaire, elle concentre cependant, le taux de chômage le plus important du pays.

Par ailleurs, ces richesses sont inégalement réparties parmi sa population et sur son territoire. Les inégalités sociales sont grandes et la Région connaît une dualisation de plus en plus profonde. Elle est confrontée à une forte concentration de problèmes sociaux, le chômage y est croissant : plus de 96 000 personnes au chômage, c’est à dire plus de 19% de la population active. Seulement 46% de l’emploi de la région est occupé par ses habitants. Le chômage des jeunes s’élèvent à plus de 35%. L’accès au logement social et moyen devient de plus en plus difficile si pas impossible pour de plus en plus de gens. La paupérisation est en augmentation : 32% des familles n’ont pas de revenus provenant d’un emploi, une famille sur 20 émarge au CPAS, plus de 30% des familles avec un enfant et plus, sont en situation de monoparentalité, dont plus de 86% de femmes. Les "bénéficiaires" de l’aide sociale sont de plus en plus nombreux et parmi eux un nombre de jeunes croissant. Les besoins sociaux sont criants en particulier dans de nombreux quartiers du centre de la région, que l’on appelle le « croissant pauvre » . Dans ces quartiers, un universitaire a trois fois moins de chance de trouver un emploi, dans ces quartiers une femme quelque soit son diplôme ou certificat, a quatre fois moins de chance d’accéder à l’emploi. Et que dire de l’échec scolaire plus marqué dans la Région bruxelloise que dans les autres régions.
Ces constats tout comme les prévisions démographiques de la Région interpellent tous les acteurs, tous les responsables qu’ils soient engagés dans l’action sociale, dans l’action culturelle, dans l’intervention politique ou dans la négociation socio-économique. La nouvelle législature doit être l’occasion de mobiliser tous les acteurs et responsables de la Région autour de projets et de décisions qui octroient plus de qualité de vie, plus de redistribution sociale, plus d’égalité dans l’éducation dans l’accès à la culture, la santé, le logement, mais aussi pour une qualité de vie basée sur un autre modèle que celui qui nous fut imposé pendant plus de deux siècle.

Il faut donner plus de souffle, d’ampleur et de soutien aux projets progressistes solidaires et durables pour Bruxelles en les intégrant également (à tous les niveaux de pouvoirs) dans nos projets pour une Europe plus démocratique, plus sociale et plus écologique. Un projet pour la Région de demain, diversifiée, créatrice, productrice de bien-être pour tous, plus autonome, plus égalitaire, plus à l’écoute de ses habitants. Un projet qui engage les pouvoirs publics et les Bruxellois et Bruxelloises par un contrat de solidarité et d’avenir. Les termes de ce contrat doivent être proposés puis définis après de larges débats publics associant les organisations sociales et économiques, les mandataires politiques, les habitants et les associations.

Il nous faut promouvoir un modèle urbain dans lequel le développement économique ne se fonde pas sur la concurrence et les inégalités, mais bien sur la coopération et les services collectifs. Ceci implique des transformations radicales dans nos manières de consommer et de produire. Ce ne pourra se faire que si nous respectons les exigences de justice sociale dans les politiques que nous devons mener. Nous voulons promouvoir une croissance plus qualitative pour tous, des modes de développements durables, solidaires et citoyens et des politiques positives améliorant la cohésion sociale.

Le capitalisme n’est pas une fatalité.

Ces combats-là, nous voulons que les gens puissent les gagner ensemble, rassurés par de fortes solidarités. Nous ne voulons pas que prédominent l’angoisse de l’exclusion ou que les replis individualistes, intégristes ou conservateurs s’amplifient.


C’est pourquoi, les signataires de cet appel vous proposent cinq priorités pour ce contrat :

1. Emplois de qualité et développement économique et durable

Dans ce contexte de mutations économiquess et démographiques actuelles, la Région doit évaluer et repréciser le C2E (Contrat pour l économie et l’emploi à Bruxelles) afin de rencontrer certains des objectifs qui traversaient le Contrat et mettre en oeuvre ce qu’il faut pour :
- promouvoir une économie dans laquelle on vise le plein emploi
- développer une économie répondant aux opportunités du nécessaire progrès environnemental
- développer et valoriser les métiers liés à l’environnement et la qualité de vie. Vértable réservir d’emplois, ces nouveaux secteurs d’activités économiques nécessitent de nouvelles filières de formation.
- innover dans la création d’emploi de qualité en s’appuyant sur les ressources intellectuelles et productives de la Région ;
- soutenir un développement adapté au milieu urbain des entreprises industrielles et artisanales, des secteurs à forte intensité de main d’œuvre ;
Réorienter les outils d’expansion économique pour soutenir les secteurs porteurs d’emploi pour les bruxellois : filières vertes, commerce, horeca, culture, tourisme, secteur non marchand.
- promouvoir et développer l’économie sociale en tant qu’alternative à l’économie concurentielle et de profit
- renforcer dans ce cadre, le secteur non-marchand e ;
- lutter contre les discriminations à l’embauche ;
- développer les offres de formation répondant aux besoins et défis bruxellois;
- renforcer les dispositifs de formation qualifiantes pour tous ;
- renforcer l’articulation entre les politiques de formation, d’emploi et d’enseignement, dans le respect des spécificités des acteurs concernés en favorisant l’emploi bruxellois
- prendre les mesures adéquates qui permettent à la population bruxelloise d’accéder à l’emploi dans les services publics
- combattre le chômage et non les travaillleurs au chômage.

2. Santé et mieux vivre
3.
Les questions de la santé, du social et du « mieux vivre » ne peuvent être réduites à des aspects techniques ou sanitaires. Elles doivent être inscrites dans une approche cohérente de santé publique et de qualité de vie. Basées tout autant sur une prise en considération des déterminants de la santé et de la capacité d’avoir une vie sociale satisfaisante, elles doivent prendre en compte les dimensions d’accessibilité, de qualité des soins, des limites financières d’une partie de plus en plus importante de la population, des repères culturels et des besoins sociaux, des milieux de vie, de travail et d’habitat :
- refuser la privatisation et la marchandisation de la santé et du social ;

- défendre le droit pour tous d’accéder à la prévention et aux soins dans un cadre fédéral de maintien et de défense du droit à la sécurité sociale ;
- soutenir et renforcer les missions socio-médicales des généralistes ;
- défendre l’exercice des missions publiques de santé, d’accueil, et de soins des hopitaux régionaux partenaires de la politique sociale de santé ;
- financer correctement les moyens d’aide et de soins à domicile et des besoins sociaux révélés (démographiques, handicaps, répit, soutien aux familles…) ;
- mieux définir et reconnaître les métiers de l’aide à domicile ;
- favoriser une plus grande intégration des personnes handicapées dans tous les aspects de la vie économiqiue, sociale et d’accès au logements adaptés
- prendre en considération des situations de vie des personnes handicapées et du soutien nécessaire aux familles (hébergement, dispositifs de répit, mobilité,…)
- établir et soutenir une politique de santé mentale spécifique
- améliorer la promotion de la santé et la prévention ;
- veiller à la protection de la santé des enfants notamment par le renforcement de la promotion de la santé à l’école et des « écoles en santé » ;
- améliorer l’accès pour tous à une alimentation durable, bon marché et bénéfique pour la santé et l’environnement.
- revendiquer le droit pour les personnes âgées, sans discrimination de leur appartenance régionale à une assurance autonomie en phase avec ses besoins (compétence fédérale).
- et dans la poursuite de cette volonté, soutenir et développer les centres de jour et de soins de jour tout en privilégieant les approches intergénérationnelles solidaires et innovantes,


3. Logement

Avoir un logement, c’est un droit fondamental inscrit dans l’article 23 de la constitution. Mais ce droit ne peut être impayable et l’absence de logement ou son insalubrité sont autant de causes d’exclusion. En 5 ans, les prix moyens locatifs ont augmenté de 30% sur Bruxelles, le prix d’acquisition d’une maison de plus de 31%, celui des appartements de plus de 37%. Face à la flambée des prix, il ne reste comme choix pour beaucoup de ménages que de quitter Bruxelles ou de rester dans un logement à la limite de la salubrité. C’est par l’intervention des pouvoirs publics, en tant que régulateur du marché du logement, que la situation peut s’améliorer. Pour rencontrer cet objectif, quelques priorités doivent être prises en compte :
- améliorer l’accessibilité au logement social tout en poursuivant sa rénovation ;
- favoriser la participation des habitants de logement social par la mise en place d’un conseil consultatif dans chaque SISP et en dotant le Conseil Consultatif du logement de moyens suffisants ;
- développer une politique du logement en faveur des familles ;
- favoriser les économmies d’énergie orientées principalement vers les revenus faibles et les collectivités.
- soutenir l’accès des particuliers, ayant un faible revenu, à la propriété ;
- augmenter le parc de logement public. Les évolutions démographiques de la Région doivent être anticipées et inscrites dans le cadre d’un plan global qui intègre également les d’équipements, les services de proximmité, l’accueil de la petite enfance et l’environnement public (parcs, squares, lieux collectifs et de rencontres);
- établir une relation plus étroite entre le loyer et les revenus par une détermination plus objective de la valeur locative normale dans le logement social ;
- maintenir le moratoire sur la vente du patrimoine social ;
- encadrer les loyers du secteur privé (compétence fédérale).
- Appliquer et amlplifier les mesures concernant les logements abandonnés.

4. Enseignement

L’enseignement est une mission de service public. Cette mission doit être concrétisée de manière à ce que tous les enfants y trouvent leur place et soient traités de façon juste. C’est dire que le service public se doit de combattre les logiques de concurrence et de ségrégation en refusant toutes formes de marchandisation de l’école. Ces objectifs doivent être concrétisés en Région bruxelloise :
- En mettant en œuvre ldes principes essentiels de la Charte associative
- En mettant en œuvre le « décret concernant l’encadrement différencié
- En donnant la priorité à la revalorisation de l’enseignement qualifiant
- En mettant en place les instances de pilotage et de dialogue entre l’offre et la demande sur des Zones (bassins)
- En rencontrant les premiers problèmes d’apprentissage pour les enfants ne maitrisant pas la langue d’enseignement, notamment en rendant obligatoire l’inscription en 3e maternelle
- En rencontrant les exigences de connaissance de la 2e langue nationale par le développement d’enseignements bilingues
- En concrétisant certaines des propositions formulées dans le C2E en ce qui concerne les articulations à établir entre l’enseignement, la formation et l’emploi, propositions à mettre en oeuvre par les pouvoirs politiques des 2 communautes et de la région bruxelloise
- En développant les classes passerelles
- En offrant à tout jeune un enseignement de qualité, ce qui implique :
o d’offrir un stage formatif en entreprise durant le 3e degré de l’enseignement technique et professionnel ;
o de développer de manière qualitative et quantitative l’alternance en RBC en impliquant tous les acteurs concernés ;
o de mettre en œuvre, voire amplifier, le décret concernant le financement différencié ;
o de résoudre la pénurie d’enseignants en complétant le décret la concernant ;
o de favoriser l’apprentissage des lanques tant en ce qui concerne la langue d’enseignement que la seconde langue régionale.

5. Jeunes

Bruxelles c’est aussi une Région jeune, dotée de ressources et de potentialités. Mais ces potentialités n’ont pas le même impact sur l’ensemble de la jeunesse. Une part de celle-ci a à faire face à des difficultés majeures. Ses difficultés concernent leur faible taux de qualification avec 28% des 20-24 ans qui quittent l’école sans diplôme. Elles se traduisent aussi par un taux de chômage élevé chez les moins de 25 ans c’est-à-dire plus de 30%. En outre, près de 20% des 18-25 ans dépendent de l’aide sociale. De même, le marché immobilier impose des prix de location ou d’achat très élevés réduisant la mobilité des jeunes.

Les objectifs de solidarité que nous voulons promouvoir doivent se traduire dans ce Contrat. Un contrat de solidarité et d’avenir qui donne une priorité entre autres aux jeunes dans tous les domaines, de l’enseignement à la culture, en passant par la recherche scientifique, l’accès pour tous à l’énergie, la mobilité, la revitalisation des quartiers, l’aménagement du territoire, l’accès aux sports, à l’autonomie financière, la lutte contre la pauvreté, le besoins de sécurité, tout en favorisant et développant la valorisation des échanges intergénérationnels.
Ce contrat doit être proposé, débattu, négocié avec les jeunes. Il doit reprendre entre autres des propositions qui permettent :
- d’offrir aux jeunes les moyens de bâtir des projets de vie à long terme ;
- de casser l’image dévalorisante des filières techniques et professionnelles ;
- de favoriser la vie des jeunes dans leur quartier tout en encourageant les rencontres entre les jeunes d’autres quartiers dans cette ville qui est riche de sa potentialité de sa diversité internationale et multiculturelle.
- d’offrir aux jeunes des espaces de débats et de consultation sur les questions qui les concernent.

Cet appel est ouvert à la signature de tous. Signatures à envoyer pour le mardi 12 mai à 12h00 au plus tard chez daniel.fastenakel@mocbxl.be, theunissenaf@yahoo.fr

Je signe !

mercredi 6 mai 2009

Redparty ce samedi !

Programme PS pour la région Bruxelles-Capitale

1er mai 2009, Fêtons les travailleurs !



Au bal Rouge de la CGSP; Julie Fiszman, Yonnec Polet, Jean-Pierre Van Gorp, Bernadette Gennotte, Fadila Laanan, Karine Lalieux, Catherine Werts (photos)

jeudi 30 avril 2009

La video du lancement de campagne est sur You tube ! !

Nos interventions !

Lancement de campagne !



Mardi soir 28 avril 09, Julie, Sigrid, Karim et moi même avons organisé une soirée de lancement de notre campagne au local de la section de Bruxelles.

Un grand merci à tous les amis qui sont venus nous soutenir !

Merci à Laurette, à Paul Magnette, à Freddy Thielemans, Françoise Dupuis, Gilles Mahieu, Alain Hutchinson et tous les autres d’être venu !

Maintenant, en avant la gauche, en avant la campagne !

PS - Merci à Marco pour les photos ! 

“Fête du muguet” à Ganshoren


Samedi soir avait lieu comme chaque année la traditionnelle “Fête du muguet” à Ganshoren. Repas convivial, ambiance détendue et petits pas de danse ont ponctué cette agréable soirée à laquelle assistaient la bourgmestre Michèle Carthé, l’échevine de Bruxelles-Ville Karine Lalieux, la députée régionale Julie Fiszman, Jean-Pierre Van Gorp, conseiller communal à Shaerbeek et moi-même. Merci aux camarades de Ganshoren pour leur accueil chaleureux ! 

mercredi 15 avril 2009

Lettre ouverte au MR et aux partis libéraux européens

Poul Nyrup Rasmussen , président du Parti socialiste européen.

Caroline Gennez , présidente du SP.A.

Elio Di Rupo , président du PS.

Lettre ouverte au MR et aux partis libéraux européens

publié dans LE SOIR, mercredi 15 avril 2009, 09:30

Aujourd’hui votre Parti européen – les libéraux et démocrates européens – lance sa campagne électorale européenne. Une de ses priorités nous inquiète : « Le marché unique devrait être renforcé et élargi dans les domaines de l’énergie, des services postaux, des chemins de fer et des soins de santé ».

Nous vous écrivons pour vous poser une question : comment proposez-vous d’utiliser le marché unique pour assurer que ces services demeurent de qualité, abordables et accessibles à tous ?

Les soins de santé sont un service public. Notre priorité doit être d’assurer des soins de santé de qualité partout, accessibles à tous, riches et pauvres. C’est un principe fondamental : les logiques du marché ne doivent pas dominer les services de santé. Le Parlement européen est en train de débattre des « soins de santé transfrontaliers » : un projet de directive visant à donner aux citoyens le droit de recevoir un traitement médical dans d’autres pays de l’UE, au-delà des situations déjà couvertes par la législation existante, aux frais de la collectivité. Alors que les députés européens libéraux plaident pour un marché ouvert dans le secteur des soins de santé sans prendre en compte toutes les conséquences, les socialistes travaillent pour faire en sorte qu’un privilège de quelques-uns – moins de 1 % des patients – ne mette pas en péril les soins de santé pour le plus grand nombre. L’idée qu’un patient venant de Belgique puisse voyager vers l’Autriche pour y recevoir un traitement est sympathique, mais qui va payer et comment ? Si le patient doit avancer les frais de déplacement et de soins, s’agit-il alors d’une mesure équitable ? Comme souvent, il se peut que les patients plus riches aient le droit de choisir où se faire soigner, alors que les patients plus pauvres n’auront aucun choix. En outre, les systèmes de santé nationaux sont basés sur un

équilibre et une planification précise ; sans mesures de contrôle et de sauvegarde, des flux imprévisibles de patients transfrontaliers pourraient avoir des conséquences désastreuses.

Nous posons des questions semblables quant à la volonté des libéraux européens d’élargir le marché unique dans les secteurs ferroviaire et postal. Le marché unique c’est très bien, mais qui va prendre en charge les investissements futurs ? L’infrastructure ferroviaire n’est pas bon marché, et tous les principaux projets ferroviaires européens sont au moins en partie fiancés par les pouvoirs publics. Les socialistes disent que la fonction ultime des chemins de fer n’est pas de générer du profit pour des entreprises privées : un transport et une mobilité abordable et de bonne qualité sont une nécessité économique et sociale. Regardez le désastre de la privatisation des chemins de fer britanniques à l’époque des gouvernements conservateurs.

Les services postaux ont déjà été exposés au marché unique, ce qui a conduit à des pertes d’emploi et à l’absence de bénéfices concrets pour les consommateurs. Avec de plus de fermeture de bureaux de poste, peut-être que des marches plus longues vers le bureau de poste sont bonnes pour la santé ! Quel est l’avantage d’une nouvelle extension du marché intérieur dans les services postaux ?

L’Union européenne est en train de mettre en œuvre le troisième paquet de libéralisation de l’énergie. Nous l’avons soutenu car le marché a un rôle à jouer dans la fourniture d’énergie. Mais des défis plus importants qu’un marché encore plus libéralisé nous font face. Aujourd’hui, l’Union européenne a besoin de programmes d’investissement européens dans les infrastructures pour améliorer la sécurité de l’approvisionnement énergétique et favoriser la transition vers les énergies renouvelables. L’UE a également besoin de normes contraignantes pour réduire la consommation d’énergie et de mesures favorisant l’efficacité énergétique. Est-ce que la libéralisation a permis que l’énergie, bien de première nécessitée, soit accessible à tous ? Avant toute autre chose nous avons besoin d’une véritable politique européenne de l’énergie.

En 2006 les socialistes au Parlement européen ont remporté une importante victoire en excluant les services de santé et les services sociaux de la célèbre directive services-Bolkestein. Nous n’avions pas à l’époque le soutien de la plupart des députés européens libéraux. Avec cette tache sur leur bilan, peut-on avoir confiance dans les libéraux pour s’occuper des services publics essentiels ?

Le Manifeste du PSE ne laisse aucune marge au doute, et marque clairement notre engagement à maintenir l’intégrité des services publics. Le manifeste des libéraux pour les élections européennes ne contient aucun engagement de ce type. Voilà pourquoi nous sommes inquiets.

Cordialement.

samedi 4 avril 2009

Le Global Progressive Forum terminé, place aux Régionales 2009 !

Hier soir, après deux jours de débats, 2.000 participants, 17 débats, plus de 80 orateurs du monde entier, la Conférence du Global Progressive Forum s'est clôturée dans une ambiance de fête, une déclaration à la clé.

Après avoir travaillé pendant des mois sur la préparation de cette conférence, j'ai le sentiment qu'on a placé un petite pierre supplémentaire sur le chemin du renouveau idéologique des forces progressistes.

En travaillant de pair avec les syndicats et la société civile, en traversant les mers et les océans, nous sommes parvenus à construire des ponts entre des militants ayant des parcours très différent.

Pour autant, un message commun; face aux inégalités d'hier et d'aujourd'hui, face à la crise économique et financière - près de 80 millions de chômeurs d'ici la fin de l''année, il faut se mobiliser et proposer un plan de sortie de crise. La droite est atone car elle sait qu'elle est elle même responsable de cette crise. Alors elle essaie de faire oublier les discours arrogants sur le passéisme de nos valeurs. Fini la solidarité, l'égalité, la justice, il n'y en avait que pour le succès individuel, la dérégulation et les libéralisations.

Si aujourd'hui la droite semble adopter un discours progressistes, ne nous leurrons pas. Seule la gauche sera en mesure d'aller au dela des mots et de proposer une alternative. Merkel et Sarkozy ont beau crier au loup face aux paradis fiscaux, je doute fort que cela aille plus loin que les discours.

Alors maintenant, il faut expliquer et convaincre. Voila pourquoi j'ai hâte de prendre le chemin de la campagne. Avec bonne humeur mais avec fermeté et convictions. La conviction chevillée au corps que pour Bruxelles, la région et au déla, l'espoir du changement en faveur de tous, c'est nous qui l'incarnont.

J'ai eu l'occasion de rencontrer Lionel Jospin, invité au GPF, qui m'a fait la faveur de prendre une photo - dans la bonne humeur, comme on le voit. Je la partage avec vous. Un grand monsieur de la gauche européenne assurément.

lundi 23 mars 2009

Je suis candidat aux Elections régionales 2009 !


Bonjour à tous! 

Hier, le Congrès de la fédé bruxelloise du PS a adopté la liste pour les regionales du 7 juin.
Je suis en 37e place, et seul candidat pour la section de Berchem Saint Agathe.
Un bel honneur qui m'est fait là de la section, que je tiens à remercier chaleureusement pour le soutien.

Après une première expérience en 1999, je repars au combat ! Pour assurer la solidarité, un cadre de vie agréable, une région ouverte sur les autres et sur le monde, il faudra un PS fort.
Voilà pourquoi j'ai décidé de m'engager dans la bataille.

Vous trouverez ci-dessous la lettre de motivation que j'avais envoyé à la fédération, qui présente plus en détails mes motivations.

Ce sera une campagne importante, je tiendrai ce blog à jour pour  vous présenter mon programme et mes initiatives de campagne. Si vous souhaitez me rencontrer, m'aider, m'encourager, n'hésitez pas ! yonnecpolet@yahoo.fr  ou 0475 32 48 72 ! 

J'espère vous rencontrer prochainement, à très bientôt ! 

A l’attention de Mr. Philippe Moureaux

Président de la FBPS

 

 

Concerne :     Candidature aux Elections régionales 2009

Copie :           Monica Glineur, Secrétaire générale de la FPBS

                      Michel Roorijk, Président de la section PS de Berchem Saint Agathe

Cher Président,

Cher Camarade,

Je souhaite vous faire part de mon intérêt à participer à la prochaine campagne électorale du PS pour les Régionales de juin 2009.

Mon parcours militant et professionnel est l’illustration de mon engagement continu en faveur des valeurs du PS, celles que nous partageons et qui nous sont chères : égalité, solidarité, justice, liberté. Autant de motivation de m’engager avec l’ensemble de la liste afin de défendre les intérêts des Bruxellois, en particuliers des plus faibles, dans le contexte de crise que nous traversons.

Je suis actif depuis de nombreuses années au sein du PS (adhésion en 1993 - candidat aux régionales en 1999, contribution à l’élaboration du programme du parti en 2004 (groupe de travail FBPS dans le cadre des Ateliers du progrès) et 2009 (commission Europe du PS), membre du Bureau de la FBPS, membre du Comité de section de la section de Saint Gilles, ancien Président de la section des JS de Saint Gilles). Je suis actuellement membre de la section de Berchem Saint Agathe où je me suis installé en janvier 2008.

Je travaille comme responsable de l’unité « Politique étrangère et mondialisation » au sein du Parti socialiste européen, où je suis conseiller de l’actuel Président, le danois Poul Nyrup Rasmussen, ancien Premier ministre.

Auparavant, j’ai travaillé dans l’économie sociale et le secteur des télécoms.

Je connais bien le secteur associatif pour avoir été Président de la CNAPD, coordination pluraliste de 48 organisations de jeunesse et mouvements d'éducation permanente progressistes, pendant quatre ans (2004-2008), Cette expérience au sein de la CNAPD, dont l’objectif est de sensibiliser l'opinion publique et de mobiliser contre la guerre, pour la solidarité internationale, pour la démocratie et contre les exclusions et les inégalités, m’a permis de rencontrer de nombreux militants progressistes de la région bruxelloise.

Je suis depuis peu Président de Ré.S.O. – J, la plate-forme des organisations de jeunesse du PS. Ce qui me permet également d’avoir de développer des contacts dans l’associatif progressiste (FGTB Jeunes, CIDJ, Tels Quels J …) Autant d’expériences et de valeurs partagées que je souhaite mettre à disposition de Bruxelles.

J’ai également une expérience internationale (Forum sociaux européens et mondiaux ; échange des jeunes Palestiniens et Israéliens ; missions au Proche-Orient, en Afrique, en Asie, … ) qui m’a permis de rencontrer nombre d’associations de terrain à Bruxelles qui suivent ces dossiers.

Le monde va mal et nous en avons la confirmation tous les jours; crise financière, crise alimentaire, crise économique, crise sociale, crise environnementale, crise démocratique et idéologique. Les valeurs universelles que nous défendons sont mises à mal et chacun semble effectuer un grand repli sur soi. La vague néo-libérale, et ses dégâts, est passée par là.

Pour autant, les crises doivent nous conduire, nous femmes et hommes socialistes, à considérer que les idées que nous incarnons et défendons sont plus que jamais le seul espoir pour rêver d'un monde meilleur. Notre première priorité est de rassembler et de proposer des solutions dans l’intérêt de nos concitoyens, particulièrement des plus faibles. En Belgique, cela veut également dire ne pas rajouter une crise politique aux crises qui secouent déjà notre monde.

Les futures campagnes électorales – régionales et européennes – seront des moments privilégiés de débats, de discussions, mais plus encore de propositions pour concevoir ce que doit être le XXIème siècle qui s'ouvre. Ce sera aussi un moment où nous devrons exprimer notre volonté, pour dire que nous n'acceptons pas le monde tel qu'il nous est proposé, et pour que l'idée du rêve puisse à nouveau se manifester.

Tel est le sens de ma candidature, avec les socialistes Bruxellois et pour Bruxelles, qui je l’espère retiendra votre attention et celle du comité des sages de la fédération.

En espérant une suite favorable, je vous prie d’agréer, cher Président, Monsieur Moureaux, mes salutations socialistes.

Yonnec Polet

jeudi 26 février 2009

UNE NOUVELLE MONDIALISATION ; LE CHANGEMENT PROGRESSISTE

Les changements liés à la mondialisation s’accélèrent mais, pour autant, la répartition de ses bénéfices reste largement inégalitaire. En tant que forces progressistes, nous devons nous mobiliser afin de faire face à la crise économique, aux licenciements massifs, à la crise des marchés financiers, à la crise alimentaire, aux changements climatiques et environnementaux et pour promouvoir l’emploi, le travail décent et une mondialisation plus juste. Nous devons urgemment faire face à ces problèmes et proposer de nouvelles solutions. Il est l’heure pour les progressistes du monde entier de se rassembler et d’agir de façon coordonnée.

Le Forum Progressiste Mondial organise sa 3ème conférence « Une nouvelle mondialisation ; le changement progressiste », les 2 et 3 avril 2009 au Parlement Européen à Bruxelles.

Pendant deux jours, hommes et femmes politiques progressistes, personnalités incontournables des institutions internationales, syndicalistes et représentants de la société civile de différentes parties du monde vont débattre et mettre en œuvre un nouvel agenda progressiste mondial.

Produire des recommandations concrètes et de renforcer la mise en réseaux des acteurs progressistes internationaux sur ces thèmes sont à l'ordre du jour.

LISTE DES ORATEURS DEJA CONFIRMES

Joseph Stiglitz, Susan George, Vandana Shiva, Howard Dean, Pascal Lamy (OMC), Dominique Strauss-Kahn (FMI), Guy Ryder (CIS), Kemal Dervis (PNUD), John Sweeney (AFL-CIO), Antonio Guterres (UNHCR), John Monks (ETUC), Marco Aurelio Garcia (Brésil), Olivier De Schutter, Salima Ghezali, Tsuyoshi Takagi, Martin Khor (TWN), Alfred Gusenbauer, Chico Whitaker (FSM), Lionel Jospin, Gareth Evans (ICG), Ousmane Tanor Dieng, Pascal Affi N’guessan, Juan Somavia (OIT), Phil Bloomer (Oxfam), Elio Di Rupo Poul Nyrup Rasmussen, Martin Schulz, Josep Borrell.

Documentation et inscriptions via le site http://www.globalprogressiveforum.org/.

Sincères salutations progressistes!

lundi 19 janvier 2009

Gaza, encore l'effroi

Depuis trois semaines, je suis tétanisé par la crise Gazaoui. Ce déferlement de violence est inoui, complètement fou.

Construire la paix sur des ruines, j'en doute. Le remake de la crise libaniase de 2006 est pourtant là. Bombardements massifs, victimes en nombre, destructions d'infrastructures à l'aveugle ... Et puis?

Au Liban, c'est un calme relatif, un déblocage de la situation concernant l'élection du Président. Pour le reste, un statu quo interne très fragile et un Hezbollah renforcé politiquement.

Alors en Palestine? Mêmes effets en perspective? Depuis le cessez le feu de ce matin, les plus optimistes y croient. Une réconcialtion intra-palestinienne, cumulé à une reprise des négociations.

J'ai envie d'y croire mais je n'y arrive pas.

Attendons de voir la nouvelle Administration Obama en oeuvre. Barack Obama semble être l'homme providentielle. En tout cas, si ce n'est sous sa présidence, je pense que le rêve de deux peuples deux Etats sera définitivement éteint.

Puissent les Elections israéliennes du 10 février nous donner un résultat encourageant.

J'ai envie d'y croire mais je n'y arrive pas.

Le Parti Socialiste Européen interpelle Ehud Barak

Voici un courrier publié sur le site du PSE quele Président, l'ancien Premier Ministre du Danemark, Poul Nyrup Rasmussen, adresse à Ehud Barak, leader du parti travailliste et ministre de la Défense israélien.

Certainement intéressant à lire, ce n'est pas fréquent de voir un leader d'un parti membre de l'IS interpellé de la sorte.


Mr. Ehud Barak
Chairman of the Labor Party of Israel
Minister of Defence of Israel

Brussels, 7 January 2009

Dear Ehud,
Dear Mr Chairman,

I am writing to you concerning the tragic events unfolding in Gaza since the launch of the military operation ‘Cast Lead’ of the Israeli Defence Forces on December 27 2008.
As leader of the Labor Party of Israel and Minister of Defence, you have a crucial role.The current situation is utterly unacceptable and I feel obliged to voice my concerns.

Let us be clear: I condemn Hamas launching rockets against Israeli civilians. It is unacceptable and Hamas bears a significant responsibility in the current crisis. European Socialists have always been committed to the Middle East and have always enjoyed close contacts with Israel and its people. We have always expressed our commitment to Israel’s security and expressed solidarity in times of pain and distress.

Nevertheless, today’s toll of more than 600 civilian deaths in Gaza is outrageous and disproportionate to the Israeli casualties caused by Hamas rocket attacks. The number of innocent children killed and families destroyed is appalling. Today, the whole population of Gaza is deprived of food, heating, energy, medical supplies and other basic needs.

No one can remain quiet: no one can justify such extreme actions. Even in a state of war there are international laws and agreements to be respected and Israel must comply with her obligations under international humanitarian law.
There is no military solution to insecurity in and around Gaza and no military means to end Hamas leadership of the Gaza strip. On the contrary, we are witnessing the rise of even stronger popular support for Hamas in the Palestinian territories and in the Arab world.

Only a comprehensive political agreement between Israel and Palestine will create the conditions for peace and security.

I am therefore calling you to end immediately the military operation and ground invasion. It is time for a ceasefire under the auspices of the United Nations.

I give my full support to:

- An immediate ceasefire agreement, as proposed by Egyptian President Mubarak and supported by the EU and the US;
- The complete withdrawal of IDF troops from Gaza;
- A third-party monitoring mechanism to ensure compliance with any ceasefire agreement respecting Israeli and Palestinian security interests;
- The lifting of the siege of Gaza, with immediate access for humanitarian supplies and opening of the crossing points.

The humanitarian disaster unfolding in Gaza is deeply damaging EU-Israel relations and it could have severe consequences that both of us would like to avoid.

The Israel-Palestine conflict is at the heart of regional insecurity in the Middle East. It is time to prepare the future and work on a long-lasting solution ending the Palestinian territories occupation. I am convinced that an International conference should be convened by the Quartet to negotiate a political agreement, with all the players in the region, along the lines of the Arab League initiative and previous Israeli-Palestinian agreements.

There are many voices around the world calling for reason. There are also unfortunately many urging more radicalisation and division. Let us not be deflected from the responsibility to create a peaceful environment for the Middle East.

I recall the late and great Yitzhak Rabin’s memoirs, “There is no doubt whatsoever in my mind that the risks of peace are preferable by far to the grim certainties that await every nation in war.”
All PES Leaders and member parties in the EU are committed to support the Middle East Peace process and share the vision of two secure and viable states coexisting in peace: Israel and Palestine.
I am at your disposal to step up the efforts of the EU to achieve a ceasefire and a lasting peace, and I urge you to choose the path of the political negotiations in the interests of Israel and the security of the whole region.

Sincerely yours,

Poul Nyrup Rasmussen
PES President

mardi 2 septembre 2008

"McCain... More of the Same.''

Joe Biden's speech in Denver in accepting the Democratic Party's vice presidential nomination :

"Millions of Americans have seen their jobs go offshore, yet John continues to support corporations that send them there,'' Biden said. "That's not change. That's more of the same. he voted 19 times against raising minimum wage for people that are struggling just to make it to the next day. That's not change. That's more of the same. And when he says to continues to spend $10 billion a month when the Iraqis have a surplus of nearly $80 billion, that's not change. That's more of the same.''

"That's not change, that's the same,''

You know, folks, my dad used to have an expression. He'd say: "you know you're a success when he turns and looks at his son or daughter and knows that they turned out better than he did." I am a success. I am a hell of a success.
Beau, I love you. I am so proud of you. I'm so proud of the son you've become. I'm so proud of the father you are. And I'm so proud of my son Hunter, my daughter Ashley, and my wife Jill, the only one who leaves me both breathless and speechless at the same time.
It is an honor to share this stage tonight with President Clinton. A man I think brought this country so far along that I only pray that we can repeat it. And last night, it was moving to watch Hillary, one of our great leaders of our party, a woman who has made history and will continue to make history: a colleague, my friend Senator Hillary Clinton.
And I am truly honored to live in a country with the bravest warriors in the world. And I'm honored to represent our first state―my state― the state of Delaware.
Since I've never been called a man of few words, let me say this as simply as I can: Yes. Yes, I accept your nomination to run and serve with Barack Obama, the next President of the United States of America.

Let me make this pledge to you right here and now. For every American who is trying to do the right thing, for all those people in government who are honoring their pledge to uphold the law and honor the Constitution, no longer will you hear the eight most dreaded words in the English language: "The Vice President's office is on the phone."
Barack and I took very different journeys to this destination, but we share a common story. Mine began in Scranton, Pennsylvania, and then Wilmington, Delaware. My dad, who fell on hard economic times, always told me: "Champ, when you get knocked down, get up. Get up." I was taught that by my dad, and God, I wish that my dad was here tonight, but I am so grateful that my mom, Catherine Eugenia Finnegan Biden, is here tonight. Mom, I love you. You know my mom taught her children―all the children who flocked to our house―that you are defined by your sense of honor, and you are redeemed by your loyalty. She believes that bravery lives in every heart and her expectation is that it will be summoned.

Failure at some point in your life is inevitable, but giving up is unforgivable. As a child I stuttered, and she lovingly would look at me and told me: "Joey, it's because you're so bright you can't get the thoughts out quickly enough." When I was not as well dressed as the other kids, she told me: "Joey, you're so handsome honey, you're so handsome." And when I got knocked down by guys bigger than me, and this is the God's truth, she sent me back out the street and told me: "bloody their nose so you can walk down the street the next day." And that's what I did.
After the accident, she told me, "Joey, God sends no cross that you cannot bear." And when I triumphed, my mother was quick to remind me it was because of others.
My mother's creed is the American creed: No one is better than you. Everyone is your equal, and everyone is equal to you.

My parents taught us to live our faith, and to treasure our families We learned the dignity of work, and we were told that anyone can make it if they just try hard enough.
That was America's promise. For those of us who grew up in middle-class neighborhoods like Scranton and Wilmington, that was the American dream.
But today that American dream feels as if it's slowly slipping away. I don't have to tell you that. You feel it every single day in your own lives.

I've never seen a time when Washington has watched so many people get knocked down without doing anything to help them get back up. Almost every night, I take the train home to Wilmington, sometimes very late. As I sit there in my seat and I look out my window and I see the flickering lights of the homes we pass by, I can almost hear the conversation their having at their kitchen table after they put their kids to bed. Like millions of Americans, they're asking questions as ordinary as they are profound. Questions they never ever thought they'd have to ask themselves:
* Should mom move in with us now that dad is gone?
* Fifty, sixty, seventy dollars just to fill up the gas tank?
* How in God's name with winter coming, how're we gonna heat the home?
* Another year, no raise?
* Did you hear? Did you hear they may be cutting our health care at the company?
* Now, now we owe more on the house than it's worth. How in God's name are we going to send the kids to college?
* How are we gonna retire?

You know, folks, that's the America that George Bush has left us, and that's the America we'll continue to get if George―excuse me if John McCain is elected president of the United States of America. Freudian slip! Freudian slip! And folks, these are not isolated discussions among families down on their luck. These are common stories among middle-class people who've worked hard their whole life, played by the rules on the promise that their tomorrows would be better than their yesterdays.
That promise is the promise of America. It defines who we are as a people. And now it's in jeopardy. I know it. You know it. But John McCain doesn't get it. Barack Obama gets it though. Like many of us in this room, like many of us in this hall, Barack worked his way up. His is the great American story. You know, I believe the measure of a man is not the road he travels; it's the choices he's made along that road.

And ladies and gentlemen, Barack Obama could have done anything after he graduated from college. With all his talent and promise, he could have written his own ticket to Wall Street. But what did he choose to do? He chose to go to Chicago. The South Side of Chicago. There―there in the South Side of Chicago he met men and women who had lost their jobs. Their neighborhood was devastated when the local steel plant closed. Their dreams had to be deferred. Their self-esteem gone. And ladies and gentlemen, he made their lives the work of his life. That's what you do when you're raised by a single mom, who worked, went to school and raised two kids on her own. That's how you come to believe, to the very core of your being, that work is more than a paycheck. It's dignity. It's respect. It's about whether or not you can look your children in the eye and say: we're going to be all right.

Because Barack made that choice, 150 more children and parents have health care in Illinois. He fought to make that happen. And because Barack made that choice, working families in Illinois pay less taxes and more people have moved from welfare to the dignity of work. And he got it done.
And when he came to Washington, when he came to Washington, John and I watched with amazement how he hit the ground running, leading the fight to pass the most sweeping ethics reform in a generation. He reached across party lines to pass a law that helps keep nuclear weapons out of the hands of terrorists. And then he moved Congress and the president to give our wonderful wounded veterans the care and dignity they deserve.
You know, you can learn a lot about a man campaigning with him, debating him, seeing how he reacts under pressure. You learn about the strength of his mind, but even more importantly, you learn about the quality of his heart. I watched how Barack touched people, how he inspired them, and I realized he had tapped into the oldest belief in America: We don't have to accept a situation we cannot bear. We have the power to change it. And change it―and change it is exactly what Barack Obama will do. That's what he'll do for this country.
You know, John McCain is my friend, and I know you hear that phrase used all the time in politics. I mean it. John McCain is my friend. We've traveled the world together. It's a friendship that goes beyond politics. And the personal courage and heroism demonstrated by John still amazes me.

But I profoundly―I profoundly disagree with the direction that John wants to take the country, from Afghanistan to Iraq. From Amtrak to veterans. You know, John thinks, John thinks that during the Bush years "we've made great economic progress." I think it's been abysmal. And in the Senate, John has voted with President Bush 95 percent of the time. And that is very hard to believe. And when John McCain proposes $200 billion in new tax breaks for corporate America, $1 billion alone for just eight of the largest companies, but no, none, no relief for 100 million American families, that's not change; that's more of the same. Even today, as oil companies post the biggest profits in history―nearly a half trillion dollars in the last five years―John wants to give them another $4 billion in tax breaks.
That's not change, that's the same. And during the same time John voted again and again against incentives for renewable energy: solar, wind, biofuels. That's not change; that's more of the same. Millions of Americans have seen their jobs go offshore, yet John continues to support corporations that send them there. That's not change. That's more of the same. he voted 19 times against raising minimum wage for people that are struggling just to make it to the next day. That's not change. That's more of the same. And when he says to continues to spend $10 billion a month when the Iraqis have a surplus of nearly $80 billion, that's not change. That's more of the same.

The choice in this election is clear. These times require more than a good soldier. They require a wise leader. A leader who can change, change the change that everybody knows we need. Barack Obama is going to deliver that change. Because I want to tell you. Barack Obama will reform our tax code. He will cut taxes for 95% of the American people who draw a pay check. That's the change we need. Barack Obama, Barack Obama will transform our economy by making alternative energy a national priority and in the process creating 5 million new jobs and finally finally freeing us from the grip of foreign oil. That's the change we need.
Barack Obama knows that any country that out teaches us today, will out compete us tomorrow. That's why he'll invest in the next generation of teachers and why he'll make college more affordable. That's the change we need. Barrack Obama will bring down health care cost by $2,500 for the average family and at long last deliver affordable, accessible health care for every American. That's the change we need. Barack will put more cops on the street, put security back in social security and he'll never ever ever give up until we achieve equal pay for women. That's the change we need.

As we gather here tonight, our country is less secure and more isolated that it has been any time it has in recent history. The Bush foreign policy has dug us into a very deep hole, with very few friends to help us climb out. And for the last seven years, the administration has failed to face the biggest the biggest forces shaping this century. The emergence of Russia, china and India's great powers, the spread of lethal weapons, the shortage of secure supplies of energy, food and water. The challenge of climate change and the resurgence of fundamentalism in Afghanistan and Pakistan, the real central front in the war on terror.
Ladies and gentlemen in recent years and in recent days we once again see the consequences of the neglect of this neglect of Russia challenging the very freedom of a new democratic country of Georgia. Barack and I will end that neglect. We will hold Russia accountable for its action and we will help Georgia rebuild. I have been on the ground in Georgia, Iraq, Pakistan, Afghanistan, and I can tell you in no uncertain terms, this administrations policy has been an abysmal failure. America cannot afford 4 more years of this failure.
And now, now despite being complacent in the catastrophic foreign policy, John McCain says Barrack Obama, Barrack Obama is not ready to protect our national security. Now let me ask you this. Whose judgment do you trust? Should you trust the judgment of John McCain when he said only 3 years ago, "Afghanistan-we don't read about it anymore in the papers, because it succeeded" or do you believe Barack Obama who said a year ago "we need to send 2 more combat battalions to Afghanistan."

The fact of the matter is, Al-Qaeda and the Taliban- the people who have actually attacked us on 9/11, they've regrouped in the mountains between Afghanistan and Pakistan and are plotting new attacks. And the Chairman of the Joint Chiefs of Staff has echoed Barack's call for more troops and John McCain was wrong and Barack Obama was right. Should we trust John McCain's judgment? When he rejects- when he rejected talking with Iran and asked what is there to talk about? Or Barack Obama who said we must talk and must make clear to Iran that it must change.

Now, after 7 years of denial, even the Bush Administration recognizes that we should talk to Iran because that the best way to ensure our security. Again and again John McCain has been wrong and Barack Obama has been right. Should we trust John McCain's judgment when he says- when he says that we can't have no timelines to withdraw our troops from Iraq-that we must say indefinitely or should we listen to Barack Obama who says shift the responsibility to the Iraqis and set a time to bring our combat troops home. Now, after 6 long years, the administration and the Iraqi government are on the verge of setting a date to bring our troops home. John McCain was wrong and Barack Obama was right.
Again, again and again on the most important national security issues of our time, John McCain was wrong and Barack Obama has been proven right. Folks, remember when the world used to trust us, when they looked to us for leadership? With Barack Obama as our president, they'll look at us again. They'll trust us again and we'll be able to lead again. Folks, Jill and I are truly honored to join Michelle and Barack on this journey.
When I look at their young children―and when I look at my grandchildren―I realize why I'm here. I'm here for their future. I am here for everyone I grew up with in Scranton and Wilmington. I am here for the cops and firefighters, the teachers and assembly line workers―the folks whose lives are the very measure of whether the American dream endures.
Our greatest presidents―from Abraham Lincoln to Franklin Roosevelt to John Kennedy―they all challenged us to embrace change. Now, it's our responsibility to meet that challenge.
Millions of Americans have been knocked down. And this is the time as Americans, together, we get back up. Back up together. Our debt to our parents and grandparents too great, our obligation to our children is too sacred.

These are extraordinary times. This is an extraordinary election. The American people are ready. I'm ready. Barack is ready. This is his time. This is our time. This is America's time.
God Bless America, and may God protect our Troops! Thank you!''

vendredi 29 août 2008

Denver, centre de la vie politique US



C'est à Denver que ça se passe cette semaine. Plus de 15000 journalistes, 4500 délégués, et des milliers et des milliers de progressistes américains. Denver ressemble au Forum social; des débats partouts, des militants sur la brèche, des échoppes, le spectacle dans la rue et dans la salle de convention.

Chaque soir des milliers de personnes, envahissent le Pepsi center. Une fois à l'intérieur, c'est chacun pour soi en fonction de ses capacités. Les accès sont chers; tribunes, floor, suites, pigonnier. c'est de là que j'ai assisté aux débats. Mais je ne me plains pas, certains se sont retrouvés derrière la scène ...

Pour ceux que cela intéresse, j'ai placé plus de photos sur ma page sur facebook !

Reporting live from Denver !

Chance incroyable que d'etre à Denver cette semaine pour assister à un evenement politique qui dépasse de loin les frontières des 52 états des Etats-Unis. La nomination du candidat du parti démocrate; la DNCC.


L'élection présidentielle américaine nous concerne tous. L'impact de la décision des Américains le 4 novembre prochain affectera la vie de millions de personnes aux quatre coins de la planète.

Alors, évidemment, on suit cela de près et, tous, nous espérons que le candidat démocrate l'emportera.

Cette semaine, les questions seront nombreuses:

- quelle sera l'attitude des Clinton? Soutien franc ou non ? Roll call ou non ? ...

- Biden sera t il à la hauteur?

- L'équipe de Barack parviendra t elle a gérer la convention pour en sortir avec le message gagnant?

- Le parti démocrate aura t il le dessus sur le Républicains en terme de crédibilité? d'unité?

C'est rééllement grandiose. L'Amérique entière est prise par la "Barackobamamania" qui a créé un mouvement que l'on n'avait plus connu depuis l'ascension de JFK.

Alors, suivre cela de près, c'est grandiose. Le premier black américain candidat de la famille démocrate. Un candidat avec une vision, un candidat qui, en cas de victoire, impactera sur l'histoire. J'en suis sur.
Voici donc mes impressions de quatre jours intense à Denver







jeudi 15 mai 2008

Japan Tour 2008

Une semaine au Japon, de Tokyo en passant par Hiroshima et Okinawa. Une expérience inoubliable dans un pays à la croisée du chemin. La troisième éconmie du monde est en pleine remise en question; mondialisation, vieillissement de la population, dette publique proche de 200%, nouveau contexte stratégique, autant de questions auxquels les japonais doivent répondre.
Le LDP, parti-état, au pouvoir quasi sans interruption depuis 50 ans est sous pression et devra peut être accelérer le processus électoral à l'automne. Pour le plus grand bonheur du DPJ (Démocratic Party of Japan) qui voit son heure venir.
Une victoire du DPJ, suivie, pourquoi pas?, par celle des démocrates américains, et le contexte politique global aura changé. Espérons que la gauche européenne suivra bientôt le mouvement.



mercredi 30 avril 2008

Défaite romaine

Avec la défaite du candidat centriste à Rome, les fascistes paradent en ville ...

Leur candidat, Gianni Alemanno, est un ancien du MSI, qui faisait le coup de poing en ville contre les militants de gauche. Encore aujourd'hui il arborde la croix celtique en médaillon. L’ancien activiste d’extrême droite l’a finalement emporté avec 53,6 % des voix alors qu’il n’avait obtenu que 40,7 % à la mi-avril au premier tour.

Vraiment, la vie politique italienne est mal en point ....

mardi 25 mars 2008

Discours à la manif du 16 mars 2008


Voici la retranscription plus ou moins fidèle du discours que j'ai prononcé lors de la manif du 16 mars. Bonne lecture !

Yonnec



Bienvenues aux courageux marcheurs qui ont fait les 27 kilomètres entre Louvain et Bruxelles. Vous êtes plus de 400 ! Bravo à vous !


Le 18 mars, voilà 5 ans qu’aura débuté la guerre en Irak.


Aujourd’hui, en 2008, au moment d’établir un bilan de cette guerre illégale, des images nous reviennent à l’esprit. Des images funestes, pour la plupart, qui feront partie de l’histoire.


- Il y a le discours du Général Colin Powell au Conseil de Sécurité des Nations Unies nous montrant des cartes où les américains étaient surs de trouver des armes de destruction massives. Ils les cherchent toujours ….


- On se souvient de Rumsfeld essayant de convaincre le monde entier du bien fondé de la démarche américaine basée sur l’unilatéralisme et la guerre préventive et qui établissaient une différence entre la bonne Europe « la nouvelle Europe » et la « vieille Europe » qui n’avait rien compris.


- Il y a le souvenir de ces manifestations dans le monde entier avec des centaines de milliers, ces millions de gens qui ont marchés dans les rues de Bruxelles, de Londres, de Florence, de Madrid, mais aussi aux USA scandant les slogans « not in my name » - « no war for Oil »


- Il y a ce sommet des Azores, où l’on voit Bush, Blair, Aznar et Barroso ensemble. Barroso est devenu Président de la Commission européenne. Je n’ose imaginer Blair devenir président du Conseil de l’UE au début 2009 comme l’a suggéré Sarkozy. On ne pourrait avoir deux personnes ayant participé au sommet de la guerre à la tête de l’Europe. Je ne veux pas d’une Europe va-t-en guerre mais d’une Europe politique, une Europe sociale et solidaire qui se soucie du bien-être des gens, en Europe et dans le monde.


- Et puis il y a les images de l’entrée en guerre, des premières frappes, de l’entrée dans Bagdad et des combats.


- Vient ensuite le discours de Bush sur le porte-avion Abraham Lincoln annonçant fièrement « Mission accomplished » en mai 2003.



*****



Mais de quelle mission parle-t-il ?

- d’une nouvelle démocratie, en Irak ?

- d’un respect des droits de l’homme en Irak, alors que l’on a tous en tête les images d’horreur de la prison d’Abou Graib ?

- d’une société harmonieuse ? alors qu’il y a des combats et des attentats quotidiens en Irak qui font des milliers de victimes ?



*****



Voila les images que l’on a tous en tête, voila ce qui nous vient à l’esprit aujourd’hui quand on pense à l’Irak. Nous n’avons pas oublié ces images qui nous ont attristé ou révolté.


C’est un immense gâchis. Un scandale. Un échec.


Après les images, viennent les chiffres. Et ils sont aussi cruels que les images !


On parle de reconstruction de l’Irak ? Je parlerai plutôt de destruction !


- 2 millions de personnes déplacées dans le pays ;


- 1,8 millions de personnes réfugiées à l’étranger, en Syrie, en Jordanie, … ;


- On parle de 600.000 victimes de la guerre en Irak, selon les modes de calcul ;


- Le taux de pauvreté qui augmente ainsi que la sous-nutrition et la malnutrition, particulièrement des enfants;


- L’économie qui est une économie de subsistance;


- Le coût astronomique de la guerre. La guerre en Irak pourrait coûter plus de deux mille milliards de dollars aux Etats-Unis, selon une étude codirigée par Joseph Sitglitz, prix Nobel de l'économie 2001. Soit beaucoup plus que l'estimation officielle de l'institut de recherches du Congrès qui évoque la somme de 600 milliards de dollars pour les combats depuis l'invasion, à laquelle s'ajoute en moyenne douze milliards de dollars par mois. Mais ces chiffres ne prennent pas en considération les pensions d'invalidité aux anciens combattants ou le coût de remplacement de l'équipement militaire et des munitions, notent les auteurs de la contre-étude. Celle-ci intègre au contraire le coût des dépenses médicales pour les militaires blessés et l'effet boomerang de la hausse des prix du pétrole. Imaginer ce que l’on aurait pu faire de par le monde avec cette somme ? N’est pas là le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté, l’exclusion, l’absence de système social ou éducatif. N’est pas cela le meilleur moyen de contrer le populisme, l’extrême droite, l’intolérance et les idéologies violentes ?



*****


Est-ce qu’il y a quelque choses qui fonctionne en Irak aujourd’hui ?

- Le secteur pétrolier en profite. Les contrats pétroliers conclus depuis l’occupation américano-britannique doivent être renégociés s’ils sont contraires aux intérêts de la population irakienne


- Les entreprises américaines en profitent. Dans le soutien logistique, Halliburton a décroché l’équivalent de 6 milliards de dollars en contrats en Irak.


- Les mercenaires engagés par le pentagone qui agissent en dehors du droit et des lois en profitent. Ils sont entre 15.000 et 20.000 à combattre aujourd’hui au sein de société privée comme Blackwater, Hart Group, et Control Risks.



*****

Cette guerre était criminelle et la stratégie du changement de régime par la force était suicidaire.

Cinq ans de guerre et d’occupation en Irak ont clairement montré les limites et les dangers de la politique de « guerre préventive » et de « démocratisation forcée ». Le pays est plus loin que jamais de la paix durable et de la stabilité. La « lutte contre le terrorisme » ne peut pas servir d’alibi pour contourner les droits humains universels.


Les partisans de la guerre nous renvoient parfois vers un soutien douteux du régime de Saddam Hussein. Critique facile et malhonnête. On ne pourrait pas critiquer une action politique sous peine de se voir accusé de soutenir le camp d’en face ? Encore la stratégie du « eux ou nous » ?


Je ne soutiens pas le régime de Saddam Hussein et je ne soutiens pas les dictateurs en général. Mais les Etats-Unis sont entrés en guerre contre ce pays, en contradiction avec le droit international et en commettant de nombreuses violations de droit humanitaire et il faut le dénoncer.



*****


J’espère qu’un démocrate battra le candidat républicain John Mc Cain pour la présidentielle US qui aura lieu au mois de novembre. Mc Cain, l’homme qui a déclaré qu’il resterait 100 ans en Irak s’il le fallait !


Nous ne voulons pas d’un nouveau Bush, le plus mauvais Président des Etats-Unis !


Il le faut, afin d’appliquer la seule bonne mesure : le retrait !!


Les troupes américaines et britanniques doivent se retirer d’Irak, et les Nations Unies doivent jouer un rôle plus important dans l’élaboration d’un accord de paix qui soit accepté par les différentes parties impliquées dans le conflit.


L’engagement de la communauté internationale reste nécessaire pour favoriser une reconstruction rapide de Irak et pour protéger la sécurité humaine de la population irakienne.


La guerre en Irak a révélé l’existence d’accords secrets entre la Belgique et les Etats Unis, qui rendent obligatoire selon le gouvernement d’autoriser l’usage des infrastructures belges, contre l’avis de la population, dans le cadre des activités guerrières en Irak. Nous rappelons notre exigence d’abroger ces accords.



*****

Malheureusement, on ne peut pas dire que le Président Bush ai retenu les leçon de ses erreurs. On ne peut accepter le discours va t’en guerre tenu à l’encontre de l’Iran.


Je refuse l’alternative simpliste de Sarkozy entre : « La bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran » !


Même la CIA dans un rapport publié en décembre 2007 a contredit le Président Bush!


Les relations tendues avec l’Iran réclament une solution diplomatique et négociée. Une politique globale de non prolifération dans la région est une partie nécessaire d’une solution durable. Nous réclamons que l’on travaille sans attendre à l’établissement d’une zone dénucléarisée au Moyen Orient, ce qui implique également le démantèlement de l’arsenal nucléaire israélien.


*****

Autre preuve que de l’aveuglement de la communauté internationale ; le conflit israélo-palestinien


Que faut-il pour qu’enfin le droit international soit respecté ? Combien de temps les palestiniens devront-ils encore attendre afin de pouvoir mettre fin a l’occupation qu’ils connaissent depuis 60 ans.


Voilà 60 ans que les palestiniens sont privés de leur liberté.


60 ans de privations et de souffrance, avec une situation qui a empirée ces dernières années. Dans les territoires occupés, la population civile est la première victime de l’occupation militaire israélienne et des sanctions économiques internationales.


- La population de Gaza subi une punition collective et s’enfonce dans la pauvreté absolue; Selon L'UNRWA : 4/5 des palestiniens vivent sous la ligne de la pauvreté à Gaza.


- L’usage excessif de la force ; il y a eu 130 morts à Gaza en quelques jours ainsi que 300 civils blessés.


- La construction du mur de la honte en Cisjordanie, qui sépare des familles, coupe des villages, éloigne les enfants des écoles.


- La poursuite de colonisation. Encore maintenant !!! Et ce malgré la reprise des négociations depuis le sommet d’Annapolis.


Je condamne l’usage des kassam sur les villes de Sderot ou Ashkelon. Chaque vie est vie est précieuse, pour tous, de part et d’autre.


Il faut mettre fin à l’injustice qui a perduré depuis trop longtemps.


Il faut parvenir à la solution de deux peuples-deux Etats avant la fin de l’année.


Israël doit mettre immédiatement fin à la colonisation et à l’annexion de territoires palestiniens.


Nous exigeons la création d’un Etat Palestinien !



*****



Il est nécessaire et urgent de proposer un autre modèle de société, un projet qui, en Belgique et dans le monde, repose sur des valeurs de respect et de justice.

Pour cela, il faut continuer à se mobiliser.


Voilà pourquoi, dans le cadre de la Plate-forme anti-guerre, les mouvements de paix, les syndicats, les organisations de solidarité Nord-Sud, les organisations de jeunesse et les organisations de femmes ont participé à la journée internationale d'action.


Aux quatre coins du monde, le mouvement de la paix a commémorer cet événement par des manifestations et d'autres activités.


La Plate-forme anti guerre compte 55 organisations réunies derrière un texte commun, dont j’ai mentionné les grands axes.


Voilà pourquoi nous nous mobilisons.


Car nous avions raison ! Nous avions raison de dire que la guerre en Irak allait être un désastre !


Car nous avons raison de dire que la situation en Palestine est intenable et que seulement par le respect du droit international, dans le cadre de négociations politiques, on parviendra à une solution juste et durable.


Car nous avons raison de réclamer le respect du droit international.


Pour l’Irak et tout le Moyen Orient, il faut sortir d’une politique basée sur la menace militaire et sur l’usage de la violence.


Les problèmes et les conflits ne peuvent être résolus que par une détermination permanente au dialogue entre toutes les parties impliquées et par une délibération diplomatique dans le cadre du droit international humanitaire et de la Charte des Nations Unies.


*****

Le gouvernement belge doit s’y engager ! Nous serons vigilants !


La Belgique doit être responsable et ne pas s’engager dans les scénarios aveugles de l’administration Bush ou de l’Otan.


Oui, nous le pouvons,


Oui, nous le devons,


Pour la paix au Moyen-orient.

Stop the clash of civilisation!


mardi 18 mars 2008

15e anniversaire d ECOSY, les impressions de Claire Edey

My first ECOSY experience took place in Italy. I was in Livorno for the ECOSY Summer Camp in 1999. I was impressed by the richness of the exchanges that we have the chance to have, as young socialist activists, with comrads living under very differents conditions, in so different parts of Europe, and sharing the same ideals. At that specific time, having the opportunity to meet comerads from the Balkans especially meant a lot to me. It still does, and it will always, and that is thanks to ECOSY.

I have been Bureau Member for two years. During that years, my organization, MJS France, has been through a particulary hard national political context. The day after my first bureau meeting in Valence (Spain), on the 22d April 2002, Jean-Marie Le Pen, nationalist leader, collected more votes at the first round of the presidential elections than Lionel Jospin, our candidate. Three months later, during the 8th ECOSY Summer Camp (July, 2002, Weissenbach-Attersee, Austria), a delegation of young european socialists went to Mathausen concentration camp. MJS France delegation was there. To the memory of and to pay tribute to all the victims of nazism.

One year later, the world was facing a particulary harmfull event. George Bush’s decision on attacking Iraq divided European Union leaders. It didn’t divided the Young European Socialists. Even if it wasn’t obvious for some organizations and some comerads to condamn the attack, we manage to be united against this war.

At the 6th ECOSY Congress (March 2003, Bommersvik, Sweden), on behalf of the Bureau, I contributed to the building of our common position in the resolution on Iraq Crisis. Nine months later, the first European Social Forum took place in France. Assuring a place of socialist and social-democrat organizations in the ESF was a hard work that implies the strong commitment of many comrads from the social movements, such as trade unions or non formal education. This is the last ECOSY event that I have attended as a ECOSY Bureau Member and International Secretary of MJS France. ECOSY is one of the organization where I have learned that we are always less far and less foreign to an other than we imagine.

First time I heard about ECOSY, I felt proud to be part of an organization at the european level that was able to gather so many activists and make them debate on, build and defend common positions. We were aware of the responsability of our generation in order to build a united, peaceful and social Europe, a space of democracy and equality. Europe for the people, not for the profit ! I think that this responsibility is even heavier today for young socialists.

Claire Edey

PS - Merci à Claire de m'avoir transmis son texte!

lundi 17 mars 2008

Les photos de la manif














Et plus sur Indymedia

Cinq ans de violence en Irak : assez !


Journée internationale d’action Dimanche 16 mars 2008
1.000 marcheurs pour la paix (9h Leuven – 17h Bruxelles)


STOP à la guerre et à l’occupation
PAIX au Moyen Orient maintenant

Programme
9h30: départ de la gare de Leuven
14h-14h45 : possibilité de rejoindre la marche au Parc de Tervueren (tram 44)
16h-16h45 : possibilité de rejoindre la marche au Musée du Tram (tram 44)
17h15: arrivée au parc du ’Cinquantenaire’
Rassemblement pour la paix au parc du Cinquantenaire (16h – 18h)
A partir de 16h: stands d’info, musique et prises de parole
A 17h30: action symbolique commune pour la paix Nous formerons le signe de la paix avec les marcheurs et les participants et proposerons une opportunité photographique à la presse.

Texte de plateforme- 16/3/2008 Paix au Moyen Orient: maintenant!
Cinq ans de guerre et d’occupation en Irak ont clairement montré les limites et les dangers de la politique de « guerre préventive » et de « démocratisation forcée ». Le pays est plus loin que jamais de la paix durable et de la stabilité. La « lutte contre le terrorisme » ne peut pas servir d’alibi pour contourner les droits humains universels.
1) Nous rappelons le caractère illégal de la guerre menée en 2003 et de l’occupation qui s’en est suivi. Les conséquences sur les plans politique et humanitaire sont catastrophiques. La force d’occupation militaire n’amène visiblement pas la stabilité et le calme auxquels la population irakienne, et plus largement de la région, a droit.
2) Les troupes américaines et britanniques doivent se retirer d’Irak, et les Nations Unies doivent jouer un rôle plus important dans l’élaboration d’un accord de paix qui soit accepté par les différentes parties impliquées dans le conflit. L’engagement de la communauté internationale reste nécessaire pour favoriser une reconstruction rapide de Irak et pour protéger la sécurité humaine de la population irakienne.
3) Les contrats pétroliers conclus depuis l’occupation américano britannique doivent être renégociés s’ils sont contraires aux intérêts de la population irakienne
4) La guerre en Irak a révélé l’existence d’accords secrets entre la Belgique et les Etats Unis, qui rendent obligatoire selon le gouvernement d’autoriser l’usage des infrastructures belges, contre l’avis de la population, dans e cadre des activités guerrières en Irak. Nous rappelons notre exigence d’abroger ces accords.
5) Les relations tendues avec l’Iran réclament une solution diplomatique et négociée. Une politique globale de non prolifération dans la région est une partie nécessaire d’une solution durable. Nous réclamons que l’on travaille sans attendre à l’établissement d’une zone dénucléarisée au Moyen Orient, ce qui implique également le démantèlement de l’arsenal nucléaire israélien.
6) Dans les territoires occupés, la population civile est la première victime de l’occupation militaire israélienne et des sanctions économiques internationales. Israël doit mettre immédiatement fin à la colonisation et à l’annexion de territoires palestiniens.
Pour l’Irak et tout le Moyen Orient, il faut sortir d’une politique basée sur la menace militaire et sur l’usage de la violence.
Les problèmes et les conflits ne peuvent être résolus que par une détermination permanente au dialogue entre toutes les parties impliquées et par une délibération diplomatique dans le cadre du droit international humanitaire et de la Charte des Nations Unies.
Premiers signataires : CNAPD, Coordination Luxembourgeoise pour la Paix

lundi 4 février 2008

Bye Bye Saint Gilles - Good Morning Berchem !



Ca y est, je déménage! Après avoir arpenté pendant 20 ans le territoire Saint Gillois, je m'excentre (mais pas politiquement) vers Berchem! Quel changement!

Un nouvel environnement politique, quasi inverse à celui de Saint Gilles: une commune avec une grosse majo CdH et MR et un tout petit PS.

J'ai hâte de découvrir cela. Avanti !
Pour situer, je bouge de la commune 1060 (St Gilles), vers
1082 (BSA), en haut à gauche, à côté de Molenbeek (1080) et Koebelberg (1083)

Retour sur la crise belge

J ai été très pris ces derniers temps mais d ici peu, je reviens sur la situation en Belgique

mercredi 7 novembre 2007

A few reflections - Antonio Gambini, ECOSY bureau member, 1999-2003

I am grateful for this opportunity to contribute to ECOSY's debate by sharing a few reflections with the readers of this book commemorating the 15th anniversary of ECOSY.

What impressed me more when I joined ECOSY bureau, with comrades such as Anders Lindberg, Luke Akehurst, Pierre-Antoine Molina, Alexandra Kramm, Federica Mogherini and Enzo Amendola, to name but a few, was the very high level of the political debate. In a later life, hearing debates in "higher" circles of the European socialist and social democratic family, such as the PES Group in the European Parliament, I have, quite frankly, never been that impressed.

At that time the liveliest debate was about issues such as European federalism, European defence, "society issues" (drugs mainly) and of course enlargement.

But today another range of issues have emerged powerfully. Issues such as purchasing power, linked to stagnant wages and increase in prices of basic necessities (housing, energy, food, healthcare), or the organisation of the "labour market" (as they say), linked with flex-security. This should be a welcomed development for us, as these concerns are, historically, our "speciality". However, electoral campaign after electoral campaign, we seem to lose ground, not only to our traditional conservative and liberal opponents, but also, in a few cases, to political forces on our left.

The role of a socialist political youth movement, and its contribution to the overall family, should also be that of breaking new ground in terms of ideas. Other comrades have to run governments, ensure visibility of a message in the media, organise electoral machines.

Now more than ever, the European socialist and social democratic family needs the input of the young European socialist movement, able to overcome gridlock by majority voting, ambitious enough to tackle the challenges of the day and courageous enough to convince and campaign despite the scepticism of party leaderships.

15è Anniversaire d'ECOSY, les impressions de Philip Cordery

25 September 1991, 5 am, in Sec, Czechoslovakia during the 19th IUSY Congress, the European Committee ends with an agreement to create a youth organisation for the Confederation of Socialist Parties of the European Community, the predecessor of the PES. Three years after the fall of the Berlin wall and five months before the agreement on the Treaty on European Union in Maastricht, European young socialists finally decided to organise on the level of the European Community.

The debate had been very hot inside IUSY for several years between those who wanted an EC linked political youth organisation and those who favoured work inside IUSY.

The arguments of those against were mainly concentrated around the fear of creating a strong euro-centric organisation which would in the medium term weaken IUSY and global solidarity in the socialist youth movement. Another concern was that by creating an EC linked structure, it would increase the gap between the traditional western European members and the new Eastern European organisations which were being accepted as IUSY members that same Congress. 15 years later, we can say that these fears were dissipated. The relations between IUSY and ECOSY were excellent from the very beginning. IUSY Presidents and Secretary Generals Roger Hällhag and Ricard Torrell and later Nicola Zingaretti and Alfredo Lazzeretti were all very constructive and believed in strong cooperation. We managed to build a very complementary partnership which rapidly proved that ECOSY was filling a gap in youth politics rather than entering in a competition with IUSY or its members. This was particularly true regarding the European members of IUSY that were not in ECOSY. Austrian, Swedish and Finnish organisations joined ECOSY as full members in the 2nd Congress, held in Munich in December 1994. Cooperation was also intensified with the newly established organisations in East and central Europe which finally became Associate members during the 3rd ECOSY Congress in Strasbourg in January 1997.

The arguments of those in favour of creating ECOSY, which I belonged to, were about developing a common socialist youth approach to EC policy and about influencing the increasing number of decisions taken on European level. Europe was becoming more and more integrated. Our mother parties were in the process of transforming their loose Confederation into a more integrated Party of European Socialists, anticipating in this the Maastricht treaty which was about to recognise European political parties as “important as a factor for integration within the Union”. The socialist youth movement could not be absent. We needed a political tool which would bring together our youth organisations in a more integrated way, capable of defining a common political line and of involving member organisations and their activists in common campaigns and actions.

Many valid arguments were exchanged on both sides but finally what turned the decision were the political environment and the determination of a few organisations and individuals, including the IUSY Secretary General Ricard Torrell.

This debate was not only taking place among young socialists in Europe. It was daily feature across Europe. Should we first enlarge or deepen the Europe of 15 ? The perspective for future enlargements of the European Community was there. We were all thrilled about the political perspective of reuniting the European continent and knew that during our lifetime the European Union would be the Union of the whole continent. There was absolutely no dispute about the objective. Differences appeared when discussing the strategy on how to achieve this goal. Some favoured a rapid enlargement of the European Union, others thought it was necessary to deepen the Union, make it more efficient before enlarging in order to make the enlarged Union a more efficient tool. It was not a question of goal, but a question of strategy.

A small preparatory group was set up composed of Joris Jurriens a Dutch young socialist who had been one of the most active promoters of ECOSY in the past years, Giustina Magistretti, from the Italian socialist youth, Jens Geier from the German JUSOS, Pascal Smet from the Belgian Flemish young socialists and me. The group met many times to work out the name, the structure, the statutes, potential financial support and all other necessary details for such an ambitious project to take off.

After many consultations with the member organisations, an agreement on the name, structure and statutes was reached in Lisbon in June 1992 during the first Portuguese Presidency of the EU, in a meeting gathered and chaired by another long time promoter of ECOSY, Antonio Jose Seguro, chair of the Portuguese young socialists. Six months later, in the Hague, on 9th November 1992, after a two day politically intense Congress, ECOSY was officially created, just a few hours before the Party of European Socialists. I was elected Secretary General and Joris Jurriens was elected Treasurer.

Among the specifities of the structure we set up for ECOSY, two were of particular political importance : the equality of votes between the organisations and the rotating Presidency. They were a real opportunity for smaller organisations that didn’t have the means to be active in IUSY to play a role, including a leading role in international politics

In this way, I had the pleasure to work with many Presidents. The first was Tracey Paul, Labour students UK, the ECOSY President with the shortest mandate, a month and a half, but not the least active one. We had the opportunity together to distribute our first statement towards the European Council at the PES Leaders meeting in Edinburgh in December 1992. Despite long negotiations we did not manage to have our statement distributed in the files so we had to stand at the hotel door and hand it out to the Leaders as they walked in! Maybe it was in fact more effective as many Leaders stopped, asked us what we were doing there and engaged in a conversation …

After Tracey, Henrik Sass Larsen, DSU Denmark, Ronald Gossiaux, MJS Belgium, Afrodite Niforou, PASOK Greece, Reinhold Rünker, JUSOS Germany, Renaud Lagrave, MJS France, Martin Guillermo, JSE Spain, Vinicio Peluffo, SG Italy and Mick McLoughlin, Labour Youth Ireland all chaired ECOSY during the EU Presidencies of their countries. All of them deserve a special mention given their very valuable contribution to the development of ECOSY, each with their style and personality and each developing a specific aspect of our organisation. The rotating Presidency was in my view a real success. It enabled all member organisations, big and small, rich and poor, to be involved in the same way in the life of ECOSY and to bring in their experience and specific touch. In the Munich Congress in 1994, we decided to keep the rotating Presidency but to introduce some continuity by electing 2 permanent vice-Presidents, Umberto Gentiloni from Sinistra Giovanile and Connall McDevit, from SDLP Northern Ireland, representing the diversity of the member organisations.

During these first two Congress periods, ECOSY developed into a strong recognised political youth organisation. The three objectives set in this period were firstly the establishment of ECOSY, including the involvement of individual members in our work, secondly to build another Europe and to develop a political line to reach this goal and finally to defend the rights of young people.

The establishment of ECOSY was the major achievement of the first Congress period. The Socialist group in the European Parliament, its President Jean-Pierre Cot, its Secretary General Julian Priestly and Marilisa Xenogiannakopoulou were tremendously helpful and provided ECOSY with the necessary support to start setting up the organisation. In the same way relations with the PES improved constantly and both successive Secretary Generals Axel Hanish and Jean-François Vallin, contributed to this.

Rapidly ECOSY became an essential partner, playing an important role in IUSY, in the PES and in the European Youth Forum. Its political role was strengthened, as all member organisations played an active role in trying to develop ECOSY into an integrated organisation with common positions and activities.

There was also much progress in establishing ECOSY inside the member organisations and involving individual members in our work, which was one of the more challenging tasks. The involvement of activists in the political debate, in the summer camps and in common campaigns were step forwards in developing an organisation in which all members could feel fully part of. Individual membership was introduced but suffered from the lack of development of new technologies at the time. The first access to e-mail was only in 1996…European election campaigns were of course privileged times for common campaigns. In 1994, ECOSY produced common material, actively supported young candidates across Europe and organised for the first time a series of exchanges to show the European dimension of the campaign. In 1995 and 1996, similar support was also given to candidates in Sweden, Austria and Finland.

Developing a strong, coherent and common message was the second objective. The will to define a common political line was shared by all member organisations, including at the leadership level. At the 2nd Congress in Munich we decided to start a two year consultation “the ECOSY Debate” to elaborate a political platform. This consultation was the great achievement of the second mandate. Debates were initiated inside each member organisation, including at local and regional level, with hundreds of contributions being drafted and between member organisations in various meetings: bureau, seminars conferences… All topics were debated, without taboo, from youth unemployment to environmental issues, passing by social, economic and foreign policy and even more difficult issues such as migration, EMU or agriculture. Each time ECOSY met, intense political debates took place, sometimes with strong oppositions but always leading to progress in understanding and a step further towards an integrated political programme.

To put this debate back into context, the 90s were years of uncertainty for European socialists and social-democrats. Shortly after the fall of the Berlin wall, European social-democracy was going through serious ideological questioning. The economic crisis was at its peak with constantly growing unemployment, specifically among young people and the neo-liberal wind was blowing over Europe. Among the big countries, Germany and the UK had been in the hands of the right since the 80s, France and Spain underwent severe defeats and Italy was just about recovering from the major crisis involving the socialists with the emergence of a new partner, the PDS. On the European level, after a dynamic and visionary Presidency of the Commission by Jacques Delors which enabled European integration to make much progress, the Europe of the late 90s lacked direction and perspective.

In this context, European young socialists were motivated and determined to bring their contribution to the ongoing debates about the future of European social-democracy and to promote a Social Europe. As the 1997 report of activities states, “We can be proud of this political work, especially as we have developed a pro European left wing project which can be the basis of a left wing answer to the crisis of confidence which Europe is going through. We need another Europe. We don’t just say it, we explain what we mean by it in a challenging but realistic way.” Another element of pride of this generation lies in the fact that this position paper remained the basis of ECOSY’s political orientation until the last congress in 2007 !

Third objective was defending the rights of young people and their inclusion in society. In addition to developing a youth policy in the position paper, the goal was also to influence European policy. ECOSY organised meetings between socialist Ministers for youth and MEPs involved on youth issues in the European Parliament in order to define common strategies, particularly in the field of youth unemployment. In the run up to the Delors White paper on unemployment in 1994, ECOSY presented its own contribution on youth unemployment which had been dratted after a series of consultations with Ministers, MEPs and the ETUC youth section. The Ministers also agreed in 1996 to present a joint proposal to the IGC preparing the Amsterdam treaty on the inclusion of a special provision for youth in the treaty.

Looking back at these exciting years, I can express collective satisfaction that such an essential and necessary political tool was created from scratch. The dedication and involvement of those who initiated and consolidated has a lot to do with the successful start. We were all driven by a common goal : bringing together our political activism and our belief in Europe in order to create a European activism capable of changing Europe into a better place to live in for the citizens.

There are many similarities with what the PES is now achieving under the leadership of Poul Nyrup Rasmussen. The methods may be different, the means are not the same but there the objective is the same and also the issues: creating a political tool enabling socialists to influence European politics for the benefit of citizens.

ECOSY is now a more mature organisation, keeping its same goals and objectives. Europe is increasingly the natural place for young people to be politically active. ECOSY must remain foreword looking, always be at the forefront of new developments and continue promoting challenging ideas.

Long live ECOSY !


Philip Cordery
ECOSY Secretary General 1992-1997
Now Secretary General of the PES

On the road to an enlarged organisation with higher ambitions


Yonnec Polet, Secretary General, 1999-2001 and 2001-2003 (mes impresssions de 4 années à la tête d'ECOSY).

Bureau member, Vice President and twice Secretary General; no surprise that ECOSY played an important role in my life! Being involved in ECOSY, you always remember the excitement of working and sharing political adventures with people from all over the continent. ECOSY is not only a political but also a life experience. I do not know any other place where you can have so much fun while at the same time having so many interesting discussions, campaigns and common struggles. I have met many interesting people and I have been enriched by all these encounters. I would like in particular to mention Hugues Nancy and Jan Krims, both Presidents during my mandates, and also Philip Cordery and Pau Solanilla, my predecessors, for their precious cooperation. ECOSY could not have been that dynamic without Frida Lopez, who contributed greatly in the organisation‘s work.

The period 1999-2003 was a very interesting political time and the existence of ECOSY goes alongside the evolution of the European integration process. Europe and Social democracy were sailing through new horizons. In 1997, most of our parties came to power, with a number of unprecedented victories described as “the pink wave”. Unfortunately, the centre-left majority did not take advantage of the situation. The period of dominance for progressive governments did not last for long; the right wing parties quickly developed strong rhetoric while also playing with people’s fears, migration, insecurity and terrorism in the lead. Conservative thinking conquered public opinion and, apart from a few exceptions, the pendulum leant to the right. The end of the 90s triggered extensive talks about this new period of historical importance. It was a moment of reflection for the Future of Europe and a decisive time for the European integration project. Looking back, I believe ECOSY adopted the correct political approach at that time.

With the upcoming European Enlargement, we were denouncing the two trends threatening the EU project: First, a less solidaristic EU where the motto “I want my money back” and the “juste retour” that undermined solidarity between countries and people; Second, the risk of a paralysed EU, incapable of overcoming its political divergences as the number of member states was about to increase dramatically. The convergence of these two trends prevented the EU from adopting the correct strategies towards the harnessing of globalisation. This dynamic increased the fears of the EU citizens in relation to their ability to compete on a global market as well as the impact of Eastern European workers, perceived as weakening further their standing in the EU labour market. This was the time when the EU should have given a clear signal on the irremissibility of the three European integration equal pillars: Economic growth, social progress, democratic culture. As good as it was, the Lisbon strategy did not answer our citizens concerns. The slogan of the 5th Congress in Vienna in 2001 “Europe for the people not for profit” made clear Europe’s obligation to take people’s concerns into account. In that sense, ECOSY was vocal during the Youth Convention in 2002, in the run up to the drafting of the new European Constitution, for its insistence on raising the issue of a Social Europe. Unfortunately the President of the Convention did not consider the youth demands. The referendum in France and in the Netherlands demonstrated that the European Social model needed the guarantees that a Social Treaty could have provided.

How did the period of EU enlargement affect ECOSY’s development? It was the time of ECOSY’s own enlargement; a positive move to integrate new member organisations from Central and Eastern countries, giving more credibility and legitimacy to the organisation. We had launched a successful Working group, which laid strong foundations for the subsequent enlargement of ECOSY. I should also mention that the former debate between tenants of ECOSY and of the European section of IUSY was vanishing, with a consensual view on the relevancy of ECOSY. At that time, the PES did not follow our request of enlarging itself to Central and Eastern parties. I believe it was a mistake, as it would have accelerated their preparation for EU admission and their ability to take up challenges before their citizens. Today, the PES member parties are going through difficult moments in the “New Europe”. It might be a point of reflection regarding an early integration of parties and youth organisations from the Western Balkans.

In these four years, ECOSY doubled the number of member organisations and of events, and more than tripled the number of participants to its events. It was a period of innovation: the first Leaders Conference (in Brussels), the first Winter University (In Werptfhul), the first large Conference between Congress (in Arnhem), the first event in the Balkans (in Belgrade), the first Euro-Arab Dialogue (in Beirut with IUSY), and the first summer camp with more than a thousand participants (in Attersee). What a growth! It was also a period of solid cooperation with IUSY’s Presidents Umberto Gentiloni and Alvaro Elizalde and Secretary Generals Lisa Pelling and Enzo Amendola on different matters; delegations in the Middle East, our relations with social movements, papers on the rise of far right movements and involvement in the Western Balkans. ECOSY and IUSY have a mutual interest in such synergies, which consolidate the social democratic youth movement.

This period of positive transformation had consequences on the functioning of ECOSY and, later on, its political orientation. I always considered that one achievement of ECOSY is the feeling of ownership of each member organisation. The principle of equal representation of member organisations, although not perfectly democratic in terms of membership size, is a guarantee to give space to smaller organisations. The debate at that time on amending the statutes was difficult as the member organisations were divided regarding the accuracy of changing this very fundamental characteristic of the organisation. Let us add that ECOSY’s great asset relies upon its majority voting system, which has contributed to the creation of real political debates in the organisation as well as to the adoption of visionary positioning.

One must also underline the change in ECOSY’s political orientation. European social democracy was nurtured by the debate on the Third way and the reform of social-democratic thinking. If that debate in itself, between pros and contras, was not on the agenda, the organisation saw a shift in terms of political leadership. It was not only the reflection of an enlarged organisation but of the political orientation within our mother parties.

If ECOSY did not enter the debate regarding the Third way, it made a clear decision to debate with the new social movements for another globalisation. Our presence together with IUSY in Porto Alegre (tens of young socialists), Firenze (a thousand ECOSY people) and other Social Forums paved the way for the participation of the social democratic family. Points of divergence with the PES emerged at times but today we can gladly observe that the Global Progressive Forum is member of the International Council of the WSF. Today, the World Social Forum has lost its dynamism but we should not undermine the role it played and its potential. We have been amazed by the number of young people attending the European Social Forum of Paris, London and Athens. ECOSY has a role to play in fostering convergence among progressive people and promoting our ideas in these forums.

Being present in these forums is also a way to increase the visibility of ECOSY. I must confess that it was always difficult to reach large audiences and mainstream media. Organising campaigns, in other occasions than those of European elections, was a breakthrough in this regard. The objective was to pass our message and to reach new people: “Education is our future”; “Fighting social injustice”; “Enlarged Europe”. It was one more means to advance on the way to an ever-integrated organisation.

At the end of the day, our objectives are simple: influencing EU politics and getting more people on board. Were we successful? We have put a lot of effort to influence the PES and the PES Group. We have not always achieved our objectives, yet this is the best way for ECOSY to be influential: raising awareness, stimulating discussion and contributing to the drafting of documents.

ECOSY will benefit from a generational process: more and more ECOSY veterans will achieve high functions in their respective parties. This will help the organisation grow. Already today, several MEPs have a background in ECOSY. It is now the responsibility of the current generation to use this network profitably.

Concerning reaching new audiences, ECOSY has always had the inherent problem of international organisations: Being the business of a small group of people, far away from the interest of the leaders, distant from the members. ECOSY should always pay attention not to fall in that trap. As ECOSY takes its strength from its member organisations and from its grassroots members, a good combination of the two must be the objective. Involving leaders is as important as reaching the grass roots. The question of individual membership was not further developed because of obstacles in terms of implementation. Was that a missed opportunity? Time will tell, but in the era of mass communication, all means of involvement should be envisaged.

Mandate after mandate, the same issues are faced; visibility, influence, front runner in thinking and acting. It is the destiny of each political movement. I am confident that you will demonstrate that European Young socialists are ready to take up the challenge and promote our ideas. I am proud to observe that ECOSY is growing steadily and got recognised as a credible interlocutor in the European Social democratic family and outside, in the European Youth Forum, with European organisations and in the World and European Social Forum (with the GPYF).

ECOSY is a great tool for progressive young people, with great achievements we can be proud of. It has always been a front runner in European policy: integrated, innovative, democratic. Let’s continue the adventure started in 1992: Europe needs a strong voice for young people! Europe needs ECOSY!

Visite au Liban

Visite d'une intensité politique rare. Les commentaires rapidement

Visite en Palestine


dimanche 4 novembre 2007

Visite en Israel, novembre 2007




lundi 22 octobre 2007

Réflexions politiques sur le développement

Je vous invite à faire un tour sun un nouveau blog: « Idées pour le Développement » est un blog international de réflexion sur les problématiques de développement. Il rassemble plusieurs professionnels engagés dans ce domaine, de par leur métier et leurs convictions personnelles. Ce blog entend offrir un nouveau lieu de débat et de rencontre entre chercheurs, étudiants, professionnels de divers horizons et grand public. Ensemble, ils peuvent échanger informations, points de vue et visions de l'avenir pour faire progresser la cause du développement.

Vraiment intéressant à l'heure où l'on parle de déclin du néolibéralisme mais que tarde à émerger une pensée de gauche alternative. Il est un fait que l'altermondialisme s'essoufle dans sa mobilisation et plus encore dans sa capacité réflexive. La réponse ne viendra peut être pas de ces grands cadres d'OI mais ils ont le mérite d'alimenter le débat avec une petite musique réformiste (j'ai au moins identifié trois sosdem dans la liste). En outre le WWF et CARE y sont associés. Allez faire un tour et portez votre pierre à l'édification d'un nouveau consensus au delà de celui de Washington.

vendredi 19 octobre 2007

Le nouveau gouvernement Marocain

Conduit par M. Abbas El Fassi, il est composé de 33 ministres et secrétaires d'Etat.
La majorité gouvernementale est constituée de quatre formations politiques, à savoir le Parti de l'Istiqlal (PI) qui dispose de 9 portefeuilles en plus du Premier ministre, de l'USFP (5) et du PPS (2) alors que 10 membre du gouvernement sont « sans appartenance politique ( SAP) ». Un terme qui désigne dans le jargon politique marocain des ministres directement nommés par le rois pour les portefeuilles de souveraineté : Affaires étrangères, Intérieur, Affaires islamiques, Défense nationale, en plus du Secrétariat général du gouvernement.

Le Mouvement populaire (MP) centre droit de sensibilité berbériste, qui faisait partie du gouvernement de la majorité sortante devait faire partie de la coalition gouvernementale. Mais le MP a refusé et jugé "insuffisantes" les propositions de portefeuilles qui lui ont été faites par le Premier ministre.

En voici la composition:
Ministres:
- Secrétariat général du gouvernement: Abdessadeq Rabiî (SAP)

jeudi 18 octobre 2007

Annapolis, les conditions d'un retour à la table de négociations

Une lettre adressée au Président Bush par quelques gros pontes US en matière de poltiique internationale - Brent Scowcroft, Zbigniew Brzezinski, Lee H. Hamilton and Paul Volcker, et d'autres. Un peu de pression sur les épaules de Washington ne fait pas de mal ...

'Because failure risks devastating consequences, it is critically important that the Middle East peace conference succeed.'

The following letter on the Middle East peace conference scheduled for Annapolis, Maryland in late November, was addressed by its signatories to President George W. Bush and Secretary of State Condoleezza Rice. The statement is a joint initiative of the U.S./Middle East Project, Inc., the International Crisis Group, and the New America Foundation/American Strategy Program.

The Israeli-Palestinian peace conference announced by President Bush and scheduled for November presents a genuine opportunity for progress toward a two-state solution. The Middle East remains mired in its worst crisis in years, and a positive outcome of the conference could play a critical role in stemming the rising tide of instability and violence. Because failure risks devastating consequences in the region and beyond, it is critically important that the conference succeed.

Bearing in mind the lessons of the last attempt at Camp David seven years ago at dealing with the fundamental political issues that divide the two sides, we believe that in order to be successful, the outcome of the conference must be substantive, inclusive and relevant to the daily lives of Israelis and Palestinians:

The international conference should deal with the substance of a permanent peace: Because a comprehensive peace accord is unattainable by November, the conference should focus on the endgame and endorse the contours of a permanent peace, which in turn should be enshrined in a Security Council resolution. Israeli and Palestinian leaders should strive to reach such an agreement. If they cannot, the Quartet (US, EU, Russia and UN Secretary General)—under whose aegis the conference ought to be held— should put forward its own outline, based on UN Security Council Resolutions 242 and 338, the Clinton parameters of 2000, the 2002 Arab Peace Initiative and the 2003 Roadmap. It should reflect the following:

• Two states, based on the lines of June 4, 1967, with minor, reciprocal, and agreed-upon modifications as expressed in a 1:1 land swap;
• Jerusalem as home to two capitals, with Jewish neighborhoods falling under Israeli sovereignty and Arab neighborhoods under Palestinian sovereignty;
• Special arrangements for the Old City, providing each side control of its respective holy places and unimpeded access by each community to them;
• A solution to the refugee problem that is consistent with the two-state solution, addresses the Palestinian refugees' deep sense of injustice as well as provides them with meaningful financial compensation and resettlement assistance;
• Security mechanisms that address Israeli concerns while respecting Palestinian sovereignty.

The conference should not be a one-time affair. It should set in motion credible and sustained permanent status negotiations under international supervision and with a timetable for their completion, so that both a two-state solution and the Arab peace initiative's full potential (normal, peaceful relations between Israel and all Arab states) can be realized.

The international conference should be inclusive:
• In order to enhance Israel's confidence in the process, Arab states that currently do not enjoy diplomatic relations with Israel should attend the conference.
• We commend the administration for its decision to invite Syria to the conference; it should be followed by genuine engagement.
A breakthrough on this track could profoundly alter the regional landscape. At a minimum, the conference should launch Israeli-Syrian talks under international auspices.
• As to Hamas, we believe that a genuine dialogue with the organization is far preferable to its isolation; it could be conducted, for example, by the UN and Quartet Middle East envoys. Promoting a cease-fire between Israel and Gaza would be a good starting point.

The international conference should produce results relevant to the daily lives of Israelis and Palestinians: Too often in the past, progress has been stymied by the gap between lofty political statements and dire realities on the ground. The conference therefore should also result in agreement on concrete steps to improve living conditions and security, including a mutual and comprehensive cease-fire in the West Bank and Gaza, an exchange of prisoners, prevention of weapons smuggling, cracking down on militias, greater Palestinian freedom of movement, the removal of unjustified checkpoints, dismantling of Israeli outposts, and other tangible measures to accelerate the process of ending the occupation.

Of utmost importance, if the conference is to have any credibility, it must coincide with a freeze in Israeli settlement expansion. It is impossible to conduct a serious discussion on ending the occupation while settlement construction proceeds apace. Efforts also should focus on alleviating the situation in Gaza and allowing the resumption of its economic life.

These three elements are closely interconnected; one cannot occur in the absence of the others. Unless the conference yields substantive results on permanent status, neither side will have the motivation or public support to take difficult steps on the ground. If Syria or Hamas are ostracized, prospects that they will play a spoiler role increase dramatically. This could take the shape of escalating violence from the West Bank or from Gaza, either of which would overwhelm any political achievement, increase the political cost of compromises for both sides and negate Israel's willingness or capacity to relax security restrictions. By the same token, a comprehensive cease-fire or prisoner exchange is not possible without Hamas's cooperation. And unless both sides see concrete improvements in their lives, political agreements are likely to be dismissed as mere rhetoric, further undercutting support for a two-state solution.

The fact that the parties and the international community appear—after a long, costly seven-year hiatus—to be thinking of resolving the Israeli-Palestinian conflict is welcome news. Because the stakes are so important, it is crucial to get it right. That means having the ambition as well as the courage to chart new ground and take bold steps.


Zbigniew Brzezinski, former National Security Adviser to President Jimmy Carter
Lee H. Hamilton, former Congressman and Co-chair of the Iraq Study Group
Carla Hills, former U.S. Trade Representative under President George H.W. Bush
Nancy Kassebaum-Baker, former Senator
Thomas R. Pickering, former Under-Secretary of State
Brent Scowcroft, former National Security Advisor to President Gerald Ford and President George H.W. Bush
Theodore C. Sorensen, former Special Counsel and Adviser to President John F. Kennedy
Paul Volcker, former Chairman of the Board of Governors of the U.S. Federal Reserve System

mercredi 17 octobre 2007

L'orange bleue avance, bonne nouvelle. Dans la mauvaise direction, il fallait s'y attendre.

L'Orange bleue est vraiment un fruit indigeste. La preuve à nouveau avec l'accord sur l'immigration. Je plains sincèrement le CdH d'être embarqué dans une telle galère. Il faudra organiser de fréquent petit déj avec l'associatif, comme vendredi dernier, pour faire passer la pillule. Il est fort à craindre, que la ritournelle "ce n'est pas nous, c'est eux les méchants" fatigue assez rapidement. Le volet « Asile & Immigration » négocié par l’Orange Bleue suscite plus d'inquiétude que de satisfaction. Encore une fois, ce sont les plus fragiles qui trinquent, et l'on ne voit pas beaucoup de garde-fous pour les protéger.
1. En matière de régularisation des sans-papiers
- La commission de régularisation permanente et indépendante n'est pas mentionnée, la régularisation demeurera donc une compétence ministérielle discrétionnaire au cas par cas. L'adoption d'une circulaire définissant les critères constituant des circonstances exceptionnelles (permettant d’introduire la demande sur le territoire belge) ne répond pas au attentes. Il faut des critères clairs et permanents figurant dans une loi ou un arrêté royal, instruments normatifs au statut bien moins flou.
- La proposition de régularisation des personnes faisant valoir un projet professionnel; ça veut dire quoi exactement? faut quand même pas nous faire croire les sans-papiers vivent le bonheur professionnel, au contraire. Cela parait une bonne chose, mais risque de ne pas toucher grand monde et d'être très difficile à mettre en pratique ("bonjour patron, est-ce que vous pourriez me faire une déclaration signalant que cela fait 3 ans que je travaille chez vous" !!!) .
2. Le volet « centres fermés »
- Une extension de leur capacité est annoncée ! Alors que des voix toujours plus nombreuses s’élèvent contre l’existence même de ces centres.
- Concernant la fin de l’enfermement des enfants et de leurs familles, l’accord prévoit la création de « structures adaptées aux familles », notamment dans des casernes désaffectées. Juste un changement de décor pour une logique identique.
3. Le regroupement familial
Il y a un durcissement de l’accès à ce regroupement familial puisqu’une nouvelle condition – la preuve de revenus suffisants – est requise. L’exigence de ressources financières privilégiera sans aucun doute les plus nantis.

4. L’immigration économique
C'est parti pour la "carte verte" à l'américaine (green card). On fait appel à la main d'oeuvre qualifié du Sud pour combler les pénuries de main d’œuvre dans certains secteurs économiques chez nous et ce faisant, on favorise la « fuite des cerveaux » en fragilisant leur économie. Où est la cohérence des politiques et le respect des populations du Sud?

La déclaration du MOC .

Européennes de 2009 - le grand débat

Il se passe quelque chose d'intéressant à gauche, au niveau européen : Le PSE lance une grande discussion en préparation des élections européennes de 2009. L'ambition est d’unir les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d’Europe pour ces élections dans un manifeste progressiste commun. Un manifeste qui présente aux citoyens un choix clair entre la gauche et la droite, entre le Parti socialiste européen et les conservateurs, libéraux et extrémistes de tout poil en Europe.
La discussion est ouverte à tous; tant mieux !
Les ateliers du progrès du PS avaient donné un bon résultat. Ici, la démarche est plus périlleuse: pas facile de mettre tout le monde d'accord. On se comprend ...
Espérons pour autant qu'elle réussira sur deux aspects:
- un bon Manifeste, avec une ligne a gauche et pas trop noeud-noeud;
- renforcer la pratique de la politique au niveau européen.
2009 sera un rendez-vous important. Il ne suffit pas de dire que Barroso et la Commission sont mauvais. Il faut aussi préparer une véritable alternative. Et là, il s'agit de la seule responsabilité de la gauche.

lundi 15 octobre 2007

Del partido de Gramsci al partido de Veltroni

Un article de Gabriel Puricelli, un ami argentin, sur la transformation du parti de la gauche démocratique italienne DS en nouveau parti, le PD, Partido Democratico.

Antonio Gramsci votó ayer en las internas abiertas del Partido Democrático (PD) en Italia. Lo hizo en Moscú, donde reside el nieto del fundador del más grande y más influyente Partido Comunista de Europa occidental. Fue uno más de los tres millones y medio de ciudadanos que dieron nacimiento al partido que unifica a la mayoría de los cuadros del difunto PCI con sus viejos competidores de la vertiente progresista de la extinta Democracia Cristiana y que le dieron al alcalde de Roma, Walter Veltroni, el empujón inicial para suceder al actual primer ministro Romano Prodi, la próxima vez que los italianos tengan que votar.
Una definición le cabe a la fuerza que vio la luz ayer, con la promisoria participación de un número inesperado de ciudadanos: se trata de un experimento. La afanosa búsqueda del paese normale que definiera como norte el ex premier Massimo D'Alema ha dado un nuevo paso con el cierre de la experiencia poscomunista de los Demócratas de Izquierda, y la fundación de una fuerza con señas de identidad difusas, que pretende ser el partido más grande de Italia (intentando desbancar de ese pedestal a la derecha de Forza Italia). En la búsqueda de un bipolarismo a la estadounidense, los poscomunistas han estado dispuestos a todo, hasta a la nada casual adopción de un nombre idéntico al del partido de Jefferson, Kennedy y Clinton. Su contribución a ese bipolarismo será, imagina Veltroni, darle al reformismo italiano un centro de gravedad de suficiente tamaño como para desalentar a quienes en la izquierda actúan como francotiradores y generar incentivos hacia coaliciones estables y un número de partidos reducido. Se trata de un proyecto que parece a priori más el sueño de un politólogo que el resultado de la acción de militantes políticos, pero el voto de ayer indica que ha alcanzado una resonancia potente en millones y que ha saltado de los tableros de diseño a la realidad con vitalidad sorprendente.
En la coyuntura actual, con Prodi siempre pendiente de una mayoría de un solo voto en el Senado, el lanzamiento del PD puede contribuir a apuntalar el gobierno de centroizquierda. Igualmente, tras unas semanas en que la antipolítica parecía ser el mar encrespado que lo iba a hacer naufragar, con los medios periodísticos ensalzando al cómico Beppe Grillo como el nuevo sumo pontífice del cualunquismo, con su blog y su Vaffanculo Day, la movilización que dio nacimiento al PD parece indicar que la prédica antipolítica no caló en la ciudadanía progresista.
Aunque su abuelo ocupe un lugar problemático entre los padres ideales de la nueva fuerza, algún optimismo de la voluntad hizo votar ayer al nieto de Gramsci y a millones de sus compatriotas. Queda ahora en manos de Walter Veltroni y esos mismos millones desmentir el pesimismo de la razón que aquel abuelo prescribía desde la cárcel del fascismo.
* Coordinador, Programa de Política Internacional, Laboratorio de Políticas Públicas.

jeudi 11 octobre 2007

Axis of Evil - avec le sourire !

Ces types sont énormes ! Voilà comment faire de l'humour et délivrer un message politique.

Ils ne sont pas les seuls évidemment (Coluche, Bedos ...) mais il y a une saveur toute particulière à écouter ces "Arabes-américains". Les tranches de vie, souvent liées à la vie de la communauté arabe aux US après 9/11 et les stéréotypes de l'arabe-fanatique-terroriste, sont désopilantes. Une bonne connaissance de l'anglais est requise ...

Have fun !

Maz Jobrani - le meilleur / partie 1 / partie 2 / happy birthday

Ahmed Ahmed - ce n'est pas une blague, lui même en rit

Axis of evil comedy tour

mercredi 3 octobre 2007

Les Birmans ne peuvent plus manifester…A nous de manifester pour eux !

2e Rassemblement "Artistes pour la Birmanie" en solidarité avec les Birmans Place de la Liberté (Bruxelles), ce samedi 6 octobre, 12h00-13h00
1) Parce que les Birmans n’ont plus la possibilité de manifester à Rangoon, nous devons manifester à Bruxelles !
2) "Artistes pour la Birmanie": des artistes belges parraineront des artistes birmans et donneront de la voix pour se faire entendre jusqu’à Rangoon. Les artistes Karin Clercq, Jean-François Charles, Xavier Deutsch, Marie van R, Sacha Toorop et de nombreux autres seront là, prendront la parole ou chanterons !

mardi 2 octobre 2007

Pétition: Sauvons la solidarité

J'ai ajouté ma signature aux 43.000 actuelles à l'appel des syndicats FGTB et CSC. Faites-en autant.


Nous sommes Wallons, Bruxellois ou Flamands, nous sommes citoyens du monde. Nous ne voulons pas qu’on érige de nouveaux murs entre des gens, entre des régions et entre des pays. Nous ne voulons pas que le principe de base de solidarité soit remplacé par ceux de concurrence et d’égoïsme. Qui tirera profit de dresser les gens les uns contre les autres ?

Tout ce que nous avons aujourd’hui en Belgique, nous l’avons obtenu ensemble, Flamands, Bruxellois et Wallons. La solidarité entre les citoyens les plus riches et les plus pauvres, ainsi que la solidarité entre les régions plus riches et les plus pauvres sont des piliers de notre société belge. Nous voulons pour chacun un salaire convenable pour le même travail, indépendamment de la langue que nous parlons. Nous voulons que tous nos concitoyens aient le même droit à des conditions de travail et de vie saines et sécurisées, indépendamment du lieu où se situe l’usine ou le bureau. Nous voulons que tout qui perd son boulot, puisse avoir droit au même soutien et aide, indépendamment de la région où il habite. Nous voulons que chaque enfant ait les mêmes chances, indépendamment de la région de naissance. Nous voulons que toutes les personnes âgées conservent un droit identique à une pension décente, indépendamment du fait qu’elles vivent à Bruxelles, en Flandre ou en Wallonie. Bref, nous voulons la solidarité, pas la scission.


Signe la pétition


50 voix connues pour le maintien de la solidarité: Arno, chanteur, Warre Borgmans, acteur, Olivia Borlée - Kim Gevaert - Hanna Mariën - Elodie Ouedraogo, Team Belge 4 x100 m. estafette, Osaka, Hugo Claus, auteur, Alain Clauwaert, président Centrale Générale FGTB, Luc Cortebeeck, président CSC, Guy Cox, Directeur Général relations de travail collectives, Erwin De Deyn, président SETCA , Georges Debunne, ancien président FGTB, Jan Decleir, acteur, Stefaan De Clercq, secrétaire Général Oxfam – Solidarité, Anne Theresa De Keersmaecker, chorographe Rosas, Jos Delbeke, Directeur DG Environnement de la Commission Européenne, Rudy De Leeuw, président FGTB, Jozef Deleu, poète, Josse De Pauw, acteur, Luc De Vos, chanteur Gilbert De Swert, ancien chef service d’études CSC, Joost Dierick, délégué principal CSC- métal Bekaert Zwevegem, Els Dottermans, actrice, Will Ferdy, artiste, Paul Goossens, journaliste, Kristien Hemmerechts, auteur, Tom Kestens, chanteur Lalalover, Gerard Mortier, directeur Opéra de Paris, Sven Naessens & Serge Seret, Maintien de la Sécurité Sociale Fédérale, Jef Neve, pianiste, Wim Opbrouck, acteur – musicien, Willy Peirens, président d’honneur CSC, Axl Peleman, chanteur, Leen Persijn, chanteuse, Rik Pinxten, professeur UG, président Humanistisch Vrijzinnige Verenigingen (Associations Humanistes Laïques), Anne Provoost, écrivain, Axelle Red, chanteuse, Herman Selleslags, photographe, Sioen, chanteur, Maxime Stroobant, professeur ém. VUB, ex-président ONEM, Guy Swinnen, chanteur The Scabs, Guy Tordeur, secrétaire fédéral CSC BHV, Bogdan Vandenberghe, secrétaire Général 11.11.11.,Wannes Van De Velde, chanteur, Geert Van Istendael, auteur – journalist, Paul Van Nevel, Huelgas Ensemble, Xavier Verboven, ancien secrétaire Général FGTB, Dimitri Verhulst, auteur, Hendrik Vermeersch, secrétaire SETCA (SETCA) BHV, mouvement 15 décembre, Johan Verminnen, chanteur, Ferre Wyckmans, secrétaire Général LBC-NVK, Sami Zemni, Professeur centre études Tiers Monde, UG, Walter Zinzen, ex journaliste VRT, Joost Zweegers, Novastar

vendredi 21 septembre 2007

Choisi ta Belgique de demain

Un nouveau jeu est en train de remporter un franc succès: élaborer son scénario préféré pour la Belgique de demain. Le Soir s’en fait un modus operendi, pas un jour sans que soit présenté tel ou tel scenarii pour l’avenir du pays.

C’est intéressant de suivre la gradation de la crise par le biais de la couverture des medias. Au début, nous avions droit aux risques encourus et aux obstacles; la royauté (mais cela ne retient plus grand monde), Bruxelles, la dette, les pensions, l’image à l’étranger, … Passé les 100 jours de crise, on est entré dans un nouveau registre ; la Belgique est presque morte, alors à quoi ressemblera ses enfants ? D’un côté la Flandre triomphante mais de l’autre ?

Je note que dans les cinq scenarii présentés par Le Soir cette semaine (district européen, Capitale Wallonne, …), ils ont étonnamment estimé qu’aucun d’entre eux n’étaient envisageables. On pose la question pour mieux arguer que finalement c’est mieux aujourd’hui.

Mais je ne résiste pas à y aller de mon grain de sel et donner mon point de vue sur l’après-Belgique.

- Communauté linguistique oblige, je penche pour un rapprochement entre Bruxelles et la Wallonie. Sur base du rayonnement de Bruxelles, le nouvel Etat aura tout de suite une renommée internationale et, fort de ses 4 millions d’habitants, sera du même format que la Slovénie, le Danemark, … Petit mais mignon comme dit le dicton.
- Ensuite, il faudra bien une continuité territoriale entre Bruxelles et la Wallonie. On ne va pas rééditer un scénario façon Berlin-Ouest en DDR (sans préjugé du devenir de l’Etat flamand bien sur). Et vlan pour le couloir de Rhode Saint Genèse.
- On ne pourra pas oublier les francophones de la périphérie. Il faudra donc prévoir des modalités de rattachement à la nouvelle entité. Par consultation populaire ? Cela fera hurler nombre de partis flamands mais ils seront bien forcer d’accepter le principe, à moins de lâcher la troupe sur Linkebeek et autres communes à facilités. Quel pied de nez à l’histoire récente du Royaume si les Fourons décidaient également de rejoindre la République de je-ne-sais-quoi. Peut être de Belgique tout simplement.
- Un nouvel Etat au multiculturalisme assumé et revendiqué. J’entends par là qu’il faudra vraiment être exemplaire sur le sujet, tenant compte de la population flamande et germanophone qui serait partie prenante de ce projet. Pas question de retomber dans les travers actuels. Il faudra que les minorités flamandes de Bruxelles et environs aient des garanties solides. Cela n’en sera que plus à l’honneur de la majorité francophone.

Irréaliste ? Pas à l’ordre du jour ? Plutôt prévoir car plus les jours passent, plus on a le sentiment que nos voisins du Nord ne voient plus la vie qu’en jaune et noir.

Allez, je prépare ma proposition à remettre au nouveau forum de discussion lancé par Marie Arena en Communauté française.

Non à l'option militaire et non et à la course aux armements !

Voici le communique de la CNAPD sur la declaration de Bernard Kouchner. Ses dernieres declarations sur la diplomatie de la "verite" ne sont pas vraiment convaincantes. Mais, enfin, vu que ce sont les medias qui ne l ont pas bien compris ....

La Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie est choquée et inquiète des récentes prises de position du Ministre français des Affaires Etrangères dans le dossier nucléaire iranien. Elle considère que les dernières résolutions du Conseil de Sécurité prévoyant des sanctions contre l’Iran ne peuvent en aucun cas être interprétées de manière extensive pour justifier l’option militaire évoquée par le Ministre Kouchner.

Nous soulignons en outre les conséquences désastreuses qu’engendrerait une nouvelle opération militaire au Moyen-Orient et réitérons notre soutien à la proposition de déclarer cette région zone dénucléarisée.

Nous demandons une solution respectueuse du droit international ainsi que l’application du Traité de non-prolifération par tous les Etats et le respect de l’avis de la Cour Internationale de Justice de La Haye de 1996 qui affirme le caractère illégal les armes nucléaires et les obligations d’actions en vue d’un désarmement nucléaire total.

Il ne peut être question que la Communauté internationale menace certains pays qui s’équipent d’armes nucléaires tout en acceptant que d’autres accèdent à cet arsenal ou le modernisent.

Face au discours va-t-en guerre du gouvernement français, et son alignement sur les positions des néo-conservateurs américains, nous appelons le gouvernement belge à rejoindre les positions de plusieurs chancelleries européennes et de s’opposer, au Conseil de Sécurité, au sein de l’Union européenne et de l’OTAN, à toute action militaire contre l’Iran.

Nous demandons aussi que soient prises en compte les deux résolutions du Parlement belge réclamant des actions concrètes en faveur du désarmement et particulièrement concernant le retrait des armes nucléaires américaines stationnées à Kleine Brogel.

jeudi 20 septembre 2007

Ex-Libris "Vaincre Hitler"

Aujourd’hui, j’entends faire référence à une interview publiée dans le Courrier international. Avraham Burg, ancien Président de la Knesset, travailliste, y présente son dernier livre « Vaincre Hitler ». J’ai rarement lu une interview si violente, entre lui et le journaliste, deux visions totalement différentes s’opposent : sur Israël aujourd’hui, sur l’héritage de la Shoa, le sionisme et la place d’Israël dans la région.

Burg y développe une ligne qui je l’espère fera débat en Israël. Le signataire des accords de Genève décrit une société paralysée par la paranoïa et malade de l’occupation. « Vaincre Hitler » signifie pour lui sortir d’un double schéma imprégnant la politique israélienne :
1. Israël n’est pas la forteresse assiégée, menacée de destruction immédiate par ses voisins l’empêchant de faire les sacrifices requis par une paix juste et durable.
2. Israël doit être démocratique et juive et non l’inverse.

J’espère avoir correctement résumer sa pensée, au vu de l’article. Maintenant, vivement la traduction du livre pour se faire une opinion plus claire.

in Memoriam

Un grand universitaire est disparu cet été auquel je voudrai rendre hommage, j’entends Raul Hilberg dont j’avais lu le livre lors des mes années estudiantines.

« La destruction des juifs d’Europe » vous plonge au cœur de la froideur de la machine nazie et de son entreprise criminelle. Son œuvre repose uniquement sur base des archives du IIIe Reich ; sa logique destructrice, son moteur, ses contradictions internes du système de la solution finale. C’est cette approche, originale à l’époque de sa première publication en 1961, qui rend le livre si intéressant. Raul Hilberg met en lumière la machine nazie. C’est effrayant. C’est implacable dans son horreur pure.

Dans les grandes lignes, les thèses majeures de ce livre sont :
- L’absolutisme de la démarche. L’élimination physique des juifs dépasse tout autre objectifs (militaires, scientifiques, sanitaires, …) ;
- le rôle réel d'Hitler dans l’accomplissement de la Shoah, selon lui « les Allemands ignoraient, au départ, ce qu'ils feraient. C'est comme s'ils conduisaient un train dont la direction générale allait dans le sens d'une violence croissante contre les juifs, mais dont la destination exacte n'était pas définie. N'oublions pas que le nazisme, bien plus qu'un parti, était un mouvement qui devait toujours aller de l'avant, sans jamais s'arrêter. Confrontée à une tâche qui n'avait jamais eu de précédent, la bureaucratie allemande ne savait que faire : c'est là que se situe le rôle d’Hitler » :
- Le faible niveau de résistance des populations juives d’Europe. Cela qui lui aura valu bien des critiques, encore à l’heure actuelle.

Lisez vite ce livre, c’est instructif et c’est d’utilité publique pour lutter contre le fascisme, le nazisme, le négationnisme et l’antisémitisme.
Lire également la bio de Jérôme Gautheret dans Le Monde.

vendredi 14 septembre 2007

La crise en Belgique? décompressons par le rire


Fallait s'en douter, les gentillesses commencent à fleurir sur le net. Dans l'attente d'une hypothétique avancée des négotiations, une petit divertissement ....
Ca devient quand même inquiétant cette dernière histoire belge. Un bon edito du d'El Pays concluait (traduction à l'arrache) "les Belges sont plus belge que jamais (entendez surréalistes) mais ne le sont toujours pas au fond d'eux".

mardi 11 septembre 2007

Les recompositions de la gauche en Europe (1)

Une contribution, en trois parties, d'Antonio Gambini, ancien président de la FBJS (jeunes socialistes Bruxellois) et ex-membre du Bureau ECOSY (jeunes socialistes européens) sur la situation de la gauche en Europe. Un camarade, un vrai ! Merci à toi Anto pour ce tour d'horizon de fin connaisseur de la scène européenne.

Pour affronter la question des évolutions de la gauche en Europe il faut avant tout partir de quelques données factuelles.

Avec 218 députés sur 785, le groupe du PSE représente le deuxième groupe politique au Parlement Européen, derrière les 278 membres du groupe conservateur du PPE. Les deux autres groupes parlementaires de gauche (verts et communistes et apparentés) ne rassemblent ensemble que 83 députés. Sur les 27 pays membres de l'Union Européenne, les partis socialistes et socialdémocrates sont à l'opposition dans 14 pays. Dans les 13 autres pays, les socialistes gouvernent seuls dans 3 pays uniquement, les autres partis participant à des gouvernements de coalition.

Une seule de ces coalitions gouvernementales, celle de M. Prodi en Italie, rassemble l'ensemble de la gauche et une partie du centre.
Les autres coalitions gouvernementales à participation socialiste en Europe sont nettement plus
orientées vers le centre ou le centre droit. Cas unique, le parti slovaque participe même à un gouvernement qui inclue des partis populistes ou d'extrême droite, ce qui a conduit à la suspension de l'appartenance de ce parti au PSE.

Le temps de l'Europe rose, des socialistes première force politique européenne apparait très lointain. Les conservateurs sont le plus souvent la force politique dominante, et les socialistes sont parfois réduits à un rôle subalterne, de force d'appoint ou de partenaire mineur dans les coalitions.

Les pays nordiques et scandinaves, véritables bastion d'une social-démocratie à la fois moderne, fidèle aux idéaux de justice sociale et attentive aux besoins du monde du travail, ont tous relégué la gauche dans l'opposition.

En outre, pour la première fois depuis la chute du mur et la crise qui a frappé l'ensemble des partis communistes d'Europe de l'ouest, la social-démocratie Européenne subit, dans certains pays, une nouvelle concurrence à gauche.

C'est le cas notamment aux Pays-Bas, avec l'émergence du SP, et en Allemagne avec "Die Linke" d'Oskar Lafontaine, qui semblent s'installer durablement comme troisième force politique du pays, en mordant dans l'électorat socialiste et social-démocrate traditionnel.

Logiquement, la présence du PvdA hollandais et du SPD allemand dans un gouvernement dirigé par un premier ministre démocrate-chrétien-conservateur ne facilitera pas la reconquête de cet électorat.

Le modèle même du grand parti socialiste, travailliste ou social-démocrate à vocation majoritaire semble en crise. En Italie, le processus de recomposition politique qui a démarré au début des années '90 avec la disparition de la démocratie chrétienne hég
émonique et du PSI de Craxi ainsi que la transformation du PCI, connait une nouvelle accélération. Les "démocrates de gauche", principale formation politique de la gauche, va fusionner dans les prochains mois avec les centristes de la "Margherita". La campagne des primaires pour l'élection du leader de ce nouveau Parti démocrate bat déjà son plein, mais la question de l'appartenance politique de ce nouveau parti n'est toujours pas tranchée (PSE ou libéraux européens ?).

Les recompositions de la gauche en Europe (2)

Le Parlement Européen est un observatoire privilégié de la situation contrastée de la social-démocratie et de la gauche en Europe.

Après l'élan positif du début de législature d'un groupe socialiste européen certes minoritaire mais qui a été capable malgré tout d'obtenir la tête d'un candidat commissaire aux propos homophobes, l'italien Rocco Buttiglione, et d'apparaître en pointe dans la mobilisation sociale et citoyenne contre la directive Bolkestein, force est de constater que le groupe PSE, divisé, a été incapable de proposer une véritable alternative aux politiques libérales de M. Barroso, de la majorité conservatrice du Conseil et de la BCE.

Les libéralisations de secteurs entiers (énergie, rail, poste) se poursuivent à marché forcées, avec bien souvent l'appui d'une majorité du groupe socialiste européen.

Les socialistes n'ont pas non plus été à même de proposer une alternative à la politique économique européenne, qui reste essentiellement déterminée par la politique de l'Euro fort de la BCE, par la rigueur budgétaire induite par le pacte de stabilité et par la modération salariale.
C'est paradoxalement le démocrate chrétien et président de l'Euro
groupe, le luxembourgeois Jean Claude Juncker qui, quasiment seul, a osé mettre en doute le dogme de la modération salariale et demander un débat sur un partage plus juste des fruits de la croissance.

Face aux exigences de compétitivité, et à la mobilité croissante du capital et des activités productrices, dans le cadre non seulement d'une économie de plus en plus globalisée mais aussi d'une marché européen sans frontières élargi à 27 pays, la pression à la baisse de la fiscalité des entreprises, du capital et des plus riches est de plus en plus forte. C'est le pouvoir d'achat des ménages à petit et moyen revenu qui en paye le prix, par une augmentation de la TVA en Allemagne et bientôt en France. Pendant ce temps les projets d'harmonisation fiscale européenne piétinent.

Pourtant, contrairement aux idées reçues, l'imposition des bénéfices des entreprises est moins importante en Europe que dans d'autres pays qui nous concurrencent. De même, introduire un peu plus de modération sur des marchés financiers surchauffés, en prélevant plus sur les plus values et autres dividendes ne serait peut-être pas une mauvaise idée, comme l'a démontré la récente crise financière.

Enfin, le slogan de la "flex-sécurité", sensé propulser le monde du travail dans une nouvelle ère alliant flexibilité pour l'entreprise et nouveaux droits pour sécuriser les travailleurs, sonne creux face à une Union Européenne dépourvues de salaire minimum et dont même le plafond, pourtant bien modéré, de 48 heures de travail par semaine est facultatif.

Après le relatif épuisement de l'élan politique néolibéral Thatchérien et Reaganien, le monde conservateur anglo-saxon s'était regroupé sous le slogan de "back to basics", escomptant ainsi trouver un nouveau souffle en redécouvrant les valeurs de base de la droite (la famille, la loi et l'ordre, la liberté d'entreprendre etc.).

Dans cette phase de doute et de confusion, la gauche européenne pourrait utilement s'inspirer de ce reflexe. Au lieu de poursuivre une fuite en avant "moderniste" qui bien souvent passe par l'assimilation de certaines thèses et valeurs de camp adverse, il s'agirait de revenir à ce qui a toujours constitué la base de notre force électorale : la confiance des gens dans la capacité de la gauche à mettre en œuvre une politique qui coïncide avec une amélioration des conditions matérielles de la vie quotidienne.

Les recompositions de la gauche en Europe (3)

L'espace politique pour ce faire existe en Belgique comme en Europe. Partout, la part relative du travail, des salaires directs et indirects, face aux revenus du capital ne cesse de diminuer, alors même que les prix du logement, de l'énergie et des denrées alimentaires augmentent. Le pouvoir d'achat est au centre des préoccupations des citoyens européens. Proposer une nouvelle politique salariale et fiscale pourrait permettre de répondre à cette préoccupation. Cela passerait également par des mesures à l'échelle européenne telles qu'un salaire minimum européen et un début d'harmonisation fiscale qui soulagerait la pression à la hausse de la fiscalité indirecte.

La fixation à l'échelle européenne de normes minimales, qu'elles soient sociales ou fiscales, sont vues avec méfiance non seulement par les élus de droite ou eurosceptiques, mais également par les élus de gauche issus des pays plus pauvres, ceux de l'ancien bloc soviétique. Ils y perçoivent une menace pour le développement de leurs économies, empêchées ainsi d'utiliser à plein leurs avantages comparatifs alors même que la réalité de la solidarité européenne est bien en deçà des promesses et des besoins. Pourtant aujourd'hui, certains de ces pays, notamment les pays baltes, font face à une pénurie de main d'œuvre, leurs jeunes étant partis chercher en Suède ou en Grande Bretagne les salaires qu'ils ne peuvent obtenir chez eux. Ces pays font alors parfois appel à la main d'œuvre de leurs voisins ukrainiens ou biélorusses.

Cela démontre que la croissance n'est pas suffisante pour obtenir un rattrapage économique qui concerne également les niveaux de salaires et de revenus, il faut aussi du volontarisme politique.

Améliorer la vie quotidienne des gens c'est également leur donner plus de sécurité, leur permettre de fonder un foyer dans des bonnes conditions, garantir l'accès aux soins, à l'énergie, à une vieillesse digne, à un enseignement de qualité et à un véritable droit à la formation.

La gauche a vocation à répondre à cette aspiration, et les solutions qu'elle peut proposer, basée sur la solidarité, sont souvent plus efficaces que les systèmes du marché.

Voilà un autre terrain fécond pour le renouvellement programmatique et idéologique de la gauche européenne. Le PSE et son président Poul Nyrup Rasmussen l'ont bien compris en lançant une campagne européenne pour l'accueil à la petite enfance. Il faut aller plus loin et persévérer.

lundi 10 septembre 2007

11 septembre 2007 : non à une récupération nauséabonde !

Comme d'habitude faudrait-il dire, l'extrème-droite est prête à recourir aux moyens les plus détestables pour faire passer ses idées.

Illustration avec la tentative de récupération des attentats du 11 septembre. Procédé dégueu qui consiste, par une association d'idées politiquement malhonnète, à faire croire que islam=térrorisme et musulman=terroriste.

Dans ces conditions, indignes d'un vrai débat sur la place de l'Islam en Europe aujourd'hui, on ne peut que refuser la tenue d'une telle manifestation.

Voici le communiqué de la CNAPD pour l'occasion

La Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD) rejette résolument l’appel, lancé par le collectif « Stop the Islamisation of Europe », à manifester illégalement ce 11 septembre dans les rues de Bruxelles.

Les organisateurs de cette manifestation – dont le représentant devant la justice belge n’est autre que le sénateur Hugo Coveliers, du Vlaams Belang, parti raciste ayant par ailleurs apporté son soutien à la manifestation islamophobe – ne trompent personne en se présentant comme les défenseurs de la démocratie, de la justice et de la liberté d’expression. En choisissant le 11 septembre pour dénoncer une prétendue islamisation de l’Europe, ils cherchent à créer un amalgame entre des actes terroristes criminels et les convictions religieuses de certains de nos concitoyens. Plus grave encore, leur démarche agressive et tapageuse vise à susciter des tensions entre personnes et entre communautés, en stigmatisant un grand nombre d’individus en raison de leurs convictions ou même de leurs origines.

En tant que coordination d’associations progressistes, la CNAPD dénonce l’idée fantaisiste d’une islamisation de l’Europe et tient à exprimer sa préoccupation concernant la croissance des actes et discours islamophobes en Europe. Face aux discours discriminants et haineux, il est essentiel de rappeler que la diversité culturelle constitue avant tout une richesse inestimable pour la Belgique et l’Europe.

mercredi 29 août 2007

Couverture presse de projets citoyenneté de la CNAPD

Plusieurs bons articles hier dans Le Soir sur l'action de la CNAPD en matière de participation citoyenne; Démocratie et courage et L'Europe que nous voulons et une interview radio donnée ce matin sur BFM.

Get on the Dance floor !


Une activité des Jeunes-FGTB à soutenir: la Working Class Night !

It's not my revolution if I can't dance to it!
www.myspace.com/workingclassnight

lundi 13 août 2007

La vision économique de l'orange bleue ou l'éloge du néolibéralisme

Une carte blanche d'Olivier Hubert, chercheur du GRAP (Groupe de Recherche sur l''Action publique - ULB) parue dans la Libre Belgique 2007. A méditer ...


L'épine dorsale de cette idéologie est l'opposition emploi-salaires : le coût du travail est responsable du chômage,qui serait la conséquence de rigidités sur le marché du travail.
Au-delà des questions communautaires, des enjeux bien plus importants encore sont soulevés par la seconde version de la note du formateur Yves Leterme, à savoir les enjeux socio-économiques. La vision économique qui est développée dans cette note est bien plus libérale que sociale.
Les présupposés sur lesquels se fonde la vision économique des négociateurs de l'orange bleue sont clairement néolibéraux. L'épine dorsale de cette idéologie néolibérale est l'opposition emploi-salaires : le coût du travail est devenu le déterminant essentiel du chômage. Autrement dit, le chômage serait la conséquence de rigidités sur le marché du travail - salaires minimums, allocations de chômage, acquis sociaux, action syndicale - qui empêchent la baisse des salaires. Depuis le début des années 1980, des mesures ont été prises partout en Europe pour réduire le coût du travail : subventions pour l'emploi, exonérations de charges sociales et désindexation des salaires.

N'échappant pas à la règle, la Belgique a embrassé la voie de la désinflation compétitive. Pourtant, par rapport à 1996, année où fût adoptée la norme salariale, le chômage n'a pas baissé d'un iota. Le résultat de cette politique est univoque : les travailleurs ont perdu du pouvoir d'achat, la précarité et l'insécurité ont augmenté et les profits ont explosé.
Récemment, les allocations de chômage ont été conditionnées à la recherche d'un emploi qui bien souvent n'existe pas. C'est la fameuse activation des demandeurs d'emplois. Pour rappel il y aurait 100 000 emplois vacants alors que la Belgique compte autour de 750 000 chômeurs indemnisés. On est très loin de la pénurie de main-d'oeuvre évoquée par les organisations patronales ! Par contre, les entreprises bénéficient de subventions et de réductions de charges pharamineuses sans aucune contrepartie. A l'ère de la pensée unique, les experts affirment tous en choeur que le chômage durable résulte essentiellement d'une inadéquation de l'offre et de la demande sur le marché du travail. Les organisations patronales répètent à l'envi que les offres restent ouvertes car les employeurs ne trouvent pas de personnes assez qualifiées. C'est en grande partie la faute des premiers, car ils n'assument pas leurs responsabilités. En 2003 et 2004, les investissements en formation professionnelle ne représentaient même pas 10 pc des investissements prévus par les accords interprofessionnels. De plus, les entreprises ont beaucoup dégraissé dans le passé et font aujourd'hui abondamment appel à de la main-d'oeuvre temporaire. Dans ces conditions, il devient très difficile de former les travailleurs de demain.

Voyons à présent quelles mesures concrètes sont proposées par la future orange bleue. Au niveau des mesures fiscales proposées, on reconnaît la marque du ministre des Finances sortant. L'impôt des sociétés sera encore réduit au moyen de la suppression de la cotisation complémentaire de crise de 3 pc. C'est plutôt étrange dans la mesure où depuis quelques années l'impôt des sociétés a baissé de près d'un quart alors que tous s'accordent pour dire que les revenus du travail sont trop taxés.

Des efforts supplémentaires seront également consentis afin d'encourager la recherche et l'innovation. L'objectif de 3 pc du PIB consacré est une fois de plus confirmé. Or, les entreprises belges sont particulièrement à la traîne en la matière, puisqu'elles n'arrivent même pas à la moitié de cet objectif. Nulle part dans la note il n'est fait allusion à une contrepartie exigée aux entreprises. En somme, la future coalition orange bleue entend poursuivre la politique de cadeaux aux entreprises initiée sous la coalition violette.
Mais c'est en matière de politique d'emploi que la note du formateur est la plus préoccupante. D'une part le prochain gouvernement souhaite mieux rémunérer le travail en diminuant l'impôt des personnes physiques, et ce principalement pour les bas et les moyens revenus. Le gouvernement souhaite supprimer le piège à l'emploi que constitue la perte de revenu suite à la reprise d'une activité professionnelle. Au-delà des bonnes intentions affichées, cette mesure cache un nouveau cadeau pour les riches. En effet, sans augmentation de la progressivité de l'impôt, une diminution de l'impôt sur les tranches inférieures de revenu leur profitera aussi. Si le futur gouvernement voulait véritablement mieux rémunérer le travail, il augmenterait le salaire minimum.

La future orange bleue entend également encourager le travail en intensifiant la politique d'activation des demandeurs d'emploi. Elle entend même étendre cette politique aux bénéficiaires du revenu d'intégration (minimexés). En outre, il est question de réduire le montant des allocations au cours de la période de chômage. Pour rappel, le nombre de demandeurs d'emplois est 7,5 fois plus élevé que le nombre d'emplois disponibles. Dans un tel contexte, la politique d'activation équivaut à une politique d'exclusion systématique.
Faire peser la responsabilité du chômage sur les personnes les plus précaires de la société, alors que les employeurs ne respectent pas leurs obligations en termes d'investissements, de recherche et de formation du personnel tout en bénéficiant d'aides substantielles est tout simplement immoral !
Enfin, pour répondre à la soi-disant pénurie de main-d'oeuvre le gouvernement souhaite ouvrir davantage les frontières aux travailleurs étrangers. Cette mesure risque de fragiliser davantage les conditions de travail dans notre pays en augmentant la concurrence entre les travailleurs. De plus, les employeurs raffolent des travailleurs étrangers dans la mesure où ces derniers ignorent bien souvent leurs droits conférés par le code belge du travail.
Plutôt que de former les chômeurs qui sont présents sur notre territoire le futur gouvernement préfère importer de la main-d'oeuvre. Pire encore, le futur gouvernement souhaite assouplir les règles en la matière sous prétexte qu'elles sont contournées par les employeurs. En somme, c'est l'abdication du politique ! Comme nous pouvons le voir, les faits nous invitent à reconsidérer sérieusement les postulats économiques néolibéraux ! Rejeter la faute du chômage sur les seuls chômeurs, alors que la pénurie d'emplois persiste depuis deux décennies et que les employeurs fuient leurs responsabilités est tout simplement idiot. Il serait judicieux que les experts et les politiques réunis à Val Duchesse relisent la théorie keynésienne de l'emploi. Ils comprendraient alors que l'emploi détermine le salaire et non l'inverse, et qu'il existe des chômeurs involontaires.

Un bouclier qui attise la tension

L'anniversaire du bombardement d'Hiroshima rappelle la nécessité d'interdire les armes nucléaires. On en est pourtant très loin. Le projet de bouclier anti-missiles américain aurait même tendance à relancer la course.

Le 6 août 2007 marque le 62e anniversaire de l'attaque d'Hiroshima
à la suite de laquelle plus de 150 000 personnes trouvèrent la mort. Comme chaque année, cette occasion nous rappelle l'éventuel emploi des armes nucléaires. Tadatoshi Akiba, maire de Hiroshima, fera une fois de plus un appel au monde pour une interdiction complète de ces armes. On estime qu'il y en a encore 27 000, plus qu'assez pour détruire le globe des dizaines de fois.
Ces appels restent aussi nécessaires que jamais, spécialement en Europe, où on progresse fort peu vers un monde débarrassé de ses armes nucléaires. Londres a annoncé la modernisation de son programme nucléaire Trident ; Paris fait des tests sur son nouveau missile atomique M-51 ; les Américains planifient l'installation de leur système national de défense anti-missiles (National Missile Defense, NMD) en Pologne et en République tchèque, ce qui crée des relations conflictuelles avec la Fédération de Russie. Tout cela contredit totalement l'abolition complète de l'armement nucléaire, requise par l'article VI du traité de Non Prolifération, auquel tous ces pays ont adhéré. La construction du NMD s'adresse plus à un symptôme - la protection contre une possible attaque nucléaire - qu'aux causes fondamentales du problème, l'existence même des armes atomiques.
L'Histoire nous enseigne qu'il est très difficile de bloquer le développement d'un programme mil
itaire une fois que l'industrie des armements et le gouvernement se sont engagés. La récente décision de l'Otan (14 juin) de limiter son intervention dans le processus d'intégration du NMD dans la défense européenne est un exemple typique de cette attitude. Cette attitude pose problème étant donné les nombreuses et évidentes faiblesses de ce NMD.
Ni la Corée du Nord, ni l'Iran ne sont capables de lancer un missile nucléaire intercontinental sur les Etats-Unis. Si une telle attaque devait avoir lieu, on utiliserait plutôt des camions, des bateaux ou des avions pour le délivrer. Aucun système NMD ne pourrait neutraliser ces technologies moins sophistiquées.
D'autre part, les résultats douteux des essais aériens de ce système ont amené beaucoup d'observateurs à exprimer des doutes sérieux quant à la confiance qu'on peut accorder à son efficacité. Contrairement aux méthodes de tests habituels, et étant donné une pression politique exigeant des résultats positifs, le NMD est testé dans des conditions préalablement très établies, fort peu réalistes. L'essai positif le plus récent, même dans ces conditions largement simplifiées, date de septembre 2006. En dépit des millions de dollars investis, pratiquement aucun progrès n'a été fait. Le Congrès américain a récemment décidé de réduire les crédits pour la construction des sites européens et décidé que toute nouvelle dépense dépendra de l'approbation formelle de l'Otan et du succès des négociations avec la Pologne et la République tchèque.
L'opposition à cette installation s'accroît dans les deux nations concernées. Toute une série de référendums organisés ces derniers mois par des maires dans la République tchèque ont tous démontré que la population refuse fermement ces structures.
Troisièmement, le simple développement du système, si incomplet soit-il, provoque déjà toute une série de réactions hautement négatives.
L'équilibre stratégique fondé sur la destruction mutuelle assurée, qui fut considérée comme l'assise essentielle du contrôle des armes et de la non prolifération est déstabilisée. Même un système qui ne serait pas dirigé contre la fédération de Russie ou la Chine affaiblirait leur capa
cité de répondre à une première frappe américaine. Peu d'observateurs s'étonnèrent, par conséquent quand le sous-secrétaire russe à la Défense annonça en mai dernier que son pays avait testé un nouveau missile intercontinental capable d'éviter n'importe quel système de défense anti-missiles, présent ou futur. On peut s'attendre à des efforts similaires de la part des Chinois pour adapter leur propre arsenal.
Le risque d'une nouvelle course aux armements est aggravé par le fait que la non prolifération internationale et le régime du contrôle des armes ont été terriblement affaiblis par le développement de ce système de défense anti-missile. En 2002, les Etats-Unis se sont retirés du traité ABM, précisément pour pouvoir développer leur MDS. Le 14 juillet, la Russie a notifié à l'Otan qu'elle suspendait l'application du traité CFE. Le présent accord START expire en 2009 ; les tensions actuelles entre la Russie et les Etats Unis font prédire que les chances de sa prolongation sont compromises.
La décision des Etats-Unis de négocier directement avec les gouvernements polonais et tchèque, plutôt que de poursuivre des négociations multilatérales par l'intermédiaire de l'Otan ou de l'Union européenne a court-circuité ces institutions, délibérément mises de côté. De plus, la NMD se fonde sur une approche purement militaire des problèmes de sécurité. Ce faisant, elle s'oppose à l'approche européenne traditionnelle où négociations diplomatiques, multilatéralisme et instauration d'un climat de confiance jouent un rôle central. L'absence de signal fort venant de l'Union européenne est difficile à comprendre.
L'Otan est devenue récemment plus active, mais continue d'ignorer l'essentiel en refusant de poser la question cruciale de la nécessité réelle pour les Etats-Unis du déploiement du NMD en Europe. Elle se cantonne dans une vision myope, considérant seulement une politique de limitation des dommages en participant à un système américain sous le contrôle politique des seuls Etats-Unis.
Le NMD apparaît donc comme un système peu sûr, aux capacités techniques douteuses, mais chargé, par contraste, de conséquences manifestes, comme une tension internationale aggravée, qui affaiblit les possibilités d'échanges entre Etats et rend obsolètes les accords de contrôle d'armements.
Nous demandons fermement aux pays européens de s'impliquer plus activement dans le débat. Nos gouvernements doivent rester fermes et convaincre nos partenaires de l'Otan et de l'Union européenne de s'opposer au déploiement du système NMD en Europe orientale.
La seule façon de remédier à l'insécurité nucléaire est de mettre en oeuvre un système international qui ne laisse aucune place aux armes de destruction massive. Un tel régime existe déjà en ce qui concerne les armes chimiques et biologiques. Nous appelons nos pays à faire preuve de courage politique et de sens de leurs responsabilités, et de faire mettre à l'ordre du jour de l'agenda international une interdiction analogue pour les armes nucléaires. Il ne s'agit pas d'une question de choix. C'est une obligation légale, confirmée par la Cour internationale de justice dans son avis du 8 juillet 1996, fondé sur l'article VI du traité de Non prolifération.

La plate-forme Abolition 2000

vendredi 20 juillet 2007

L'armée belge et le prochain gouvernement

A la veille de la fête nationale, les mouvements de paix flamands et la CNAPD se sont accordés sur un texte résumant nos attentes pour le prochain programme de gouvernement.
Bonne lecture.
Le débat sur la réforme de la défense belge, analyse du mouvement de paix

Il est fort probable que la question de la réforme de l’armée belge soit placé en tete de l’agenda du prochain gouvernement. La note du formateur est sommaire sur la question, mais les grandes lignes sont présentes au vu du programme des partis en négotiation. Au yeux du mouvement de la paix belge, ce débat public doit être resitué dans un contexte plus large, privilégiant une conception multidimensionnelle de la sécurité humaine. En effet, la sécurité n’est pas dissociable de facteurs économiques, politiques, diplomatiques et de développement. La tendance mondiale actuelle au réarmement et la militarisation excessive de l’approche de la sécurité constituent en-soi une source d’insécurité croissante. A cet égard, le débat sur la responsabilité de protéger (‘responsability to protect’) est trop focalisé sur le principe d’interventions militaires (‘responsability to react’). Il est nécessaire au contraire de porter une plus grande attention en faveur de politique de prévention (‘responsability to prevent’), de reconstruction post-conflit (‘responsability to rebuild’) ou des formes non-militaires d’interventions. Voila pourquoi nous attirons l’attention sur les risques liés aux débats concernant de futures interventions militaires, qui plus est connaissant les intérets contradictoires en présences. Une stratégie d’intervention militaire est peu crédible lorsque les acteurs se livrent eux-memes au commerce des armes avec les pays de la région en crise ou contribuent à alimenter le conflit via leur action politique ou économique.

Une analyse des programmes des partis préssentis pour former le prochain gouvernement démontre une volonté d’aller vers une armée plus moderne, plus petite et plus efficace et surtout, capable de participer à des missions plus dangereuses qu’actuellement. Le mouvement de paix propose quelques réflexions à ce sujet. La Belgique doit se garder de toute intervention militaire dans le cadre de missions d’imposition de la paix (‘peace enforcement’). De telles opérations ne réussissent que très rarement à atteindre un résultat durable. De plus, la Belgique n’a ni expertise ni équipement pour pouvoir mener à bien ce type d’opération. Le développement de capacités militaires suffisantes pour de telles interventions demanderait des investissements terriblement lourds. La Belgique peut contribuer bien plus efficacement à la paix et à la sécurité internationale en renforçant son expertise existante en matiere d’interventions non-militaires. La Belgique doit s’impliquer dans le renforcement des capacités civiles de sécurité. De nombreuses tâches aujourd’hui prises en charge par l’armée, comme des activités de déminage ou des actions humanitaires, peuvent être confiées à des organisations civiles (selon une version internationale de la protection civile). La Belgique doit rechercher à augmenter autant que possible les « dividendes de la paix », ces budgets qui ne sont plus alloués à la défense et qui peuvent dès lors servir à d’autres usages. Aussi, le budget de la défense ne doit pas augmenter, même indirectement et les opérations militaires ne doivent à aucune condition être mises sur le compte de la coopération au développement.

Il existe également un consensus à propos de la nécessité d’une Europe plus forte et plus crédible, qui se traduit entre autre par la nécessité d’élargir l’utilisation de la majorité qualifiée, la spécialisation et la coordination des tâches dans le domaine militaire. Le mouvement de paix émet également une série de réflexions critiques au niveau du cadre d’action européen. Au niveau européen également, il faut mettre un accent plus fort sur une conception large de la sécurité, humaine, combiné à une plus grande cohérence avec les autres champs d’action politique ayant des connexions avec la politique de sécurité (commerce, agriculture, coopération au développement, commerce des armes…). La spécialisation des tâches et la prise de décision à la majorité au niveau européen aspirent la prise de décision belge vers le niveau européen. Les militaires belges pourraient alors être déployés contre l’avis de la population et du parlement belge. Sommes-nous prêts à assumer cette éventualité ? Il faut maintenir la possibilité d’un opt-out en cas de désaccord. Il faut également travailler sans tarder à un réel contrôle parlementaire belge et européen sur la politique de sécurité et de défense européenne de facon générale et en particulier sur l’Agence Européenne de Défense.

L’armée belge fonctionne encore principalement dans le cadre de l’OTAN. Celle-ci évolue en profondeur et sans vrai débat public dans notre pays. L’OTAN est porteuse d’un important déficit démocratique. La solidarité au sein de l’OTAN n’est pas une excuse pour un comportement aveugle de la part de la Belgique. L’OTAN ne doit pas se transformer en alliance militaire globale ni en police mondiale. La Belgique doit plaider au sein de l’OTAN pour le retrait des armes nucléaires et le rejet des tâches nucléaires. Le gouvernement belge doit également plaider contre le bouclier antimissile qui crée des tensions inutiles avec la Russie. Il convient que l'armée belge demande le retrait des armes nucléaires entreposées à Kleine Brogel. Le gouvernement belge doit garantir que personne ne soit détenu contre son gré, torturé ou malmené sur les bases militaires en Belgique, et qu’il n’y ait aucune coopération entre l'armée belge et les services secrets américains à cette intention. Enfin, l’implication de militaires belges doit être en complète conformité avec la Charte des Nations Unies et mandatée par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

En conclusion, les programmes des différents partis politiques en négotiation affirment clairement une volonté de réformer l’armée belge. Selon nous, ces réformes sont moins innocentes qu’elles n’en ont l’air. Nous appelons à un véritable débat public avant de pousser plus avant la réforme de l’armée belge.

Yonnec Polet, CNAPD
Tim Bogaert, Pax Christi
Ludo De Brabander, Vrede
Hans Lammerant, Vredeactie

jeudi 19 juillet 2007

L'orange bleue sous toutes ses formes

Aujourd'hui je me suis demandé à quoi pouvait bien ressembler une orange bleue. Voici le fruit de mes recherches. Vous l'aurez compris, les vacances approchent ....

La version artistique. Du grand art, c'est signé Rothko.



La version sport. Un classique.




La version United Colors of ....




et puis celle un peu olé-olé ...






Au final, le t-shirt qui ressemblera le moins a l'orange bleue façon belge ....

PS - Pour les novices en politique belge, l'orange-bleue est le surnom de la plus que probable future coalition gouvernementale qui serait une alliance entre libéraux (les bleus) du MR et Open-VLD, et chrétiens-démocrates (les oranges) du CdH et CD&V.

mercredi 18 juillet 2007

Gaza contre Ramallah? Un match sans vainqueur

Décidemment la communauté internationale ne semble pas tirer les leçons des évenements au Proche-Orient. Etre tétu à ce point, ça donne envie d'actionner la machine à claques. Depuis le black out imposé par Israël faute de partenaire palestinien en passant par le boycott politique en réaction à la victoire électorale du Hamas, en continuant par les sanctions internationales et les tergiversations face au gouvernement d'unité nationale, que d'erreurs et d'occasions manquées. Au final, et excusez du peu; une deuxieme intifada, une nouvelle guerre israélo-libanaise et une guerre civile intra-palestienne. La timbale! Il ne reste plus que nos yeux pour pleurer.
Non vraiment, pour croire à une amélioreration de la situation dans cette région, qui semble toute sauf bénie des dieux, il faut une bonne dose d'optimisme. Ou peut-être faut il s'appeler Tony Blair, le fraichement prépensionné. Et si on leurs proposaient Jean-Luc? Je suis sûr que Zean-Luc reglerait le problème en deux temps - trois mouvements de plomberie.

Un nouveau scénario est avancé aujourd'hui; Ramallah contre Gaza. Il y avait la politique de "Gaza first", après le retrait israélien en 2005, vient maintenant le "West Bank first". En pratique, cela veut dire soutien à Abbas et faire de la Cisjordanie la base du futur Etat palestinien (oui, oui, celui même qui était déjà annoncé pour 2005 dans la feuille de route. Pour rappel, approuvée par tous, Israéliens, Palestiniens, Russes, Américains et Européens). On promet de ne pas oublier la population gazaouie mais en realité il s agit de leur faire regretter d'avoir soutenu le Hamas. Lire sur le sujet, le bon papier de la plate-forme des
ONG française pour la Palestine.

Encore une fois, comment peut-on envisager un accord durable sans y associer le Hamas. Remember Oslo et le rôle néfaste du mouvement alors? De nombreux observateurs avisés du conflit n'hésite pas à comparer le Hamas d'aujourd'hui au Fatah
d'il y a 30 ans. Doctrinaire mais traversé par de multiples courants, manquant d'entregent sur la scène internationale mais avide de reconnaissance, objet de la pression populaire mais aussi de parrains très présents. Mais le Fatah a pu trouver des interlocuteurs en son sein. Alors, où sont les courageux qui marcheront dans les pas de ceux ayant ouvert la voie pendant les années 80? Il parait que des échanges existent. Il serait bien de les faire connaitre au grand jour.

Deuxième erreur; la politique des petits pas. Clairement, cela ne fonctionne pas au Moyen-Orient. Pas après 50 ans de frustrations, de rancunes et de méfiances réciproques. La politique du fait accompli du gouvernement israélien complique singulièrement la situation. Un récent
rapport de Shalom Arshav fait la une de Ha'aretz du 6 juillet 2007. Il démontre, chiffres et cartes à l'appui, l'utilisation des terres affectées aux colonies à des fins bien différentes que leur soi-disant "croissance naturelle". La Cisjordanie est l'objet d'une annexion rampante, discrète mais méthodique. Dans une telle configuration, comment croire en la vision de West Bank first? Il faut revenir au plus vite au principe de la paix contre les territoires.

On en revient a Tony Blair. On se demandait ce qu'il venait faire dans le jeu de quilles. Avait-t-il reçu des garanties? John Wolfensohn, dans la même fonction, a jeté l'éponge après un an de promesses non tenues. La réponse est venue de Washington par "W" himself; "Ces derniers temps, le débat dans notre pays a porté, et à juste titre, sur l'Irak. Cependant, l'Irak n'est pas le seul
sujet crucial dans la région", a-t-il expliqué. Bien vu George! La proposition du président Bush a aussi pour but de relancer l'initiative de paix saoudienne adoptée par le sommet de la Ligue arabe en mars 2002 à Beyrouth et réaffirmée au sommet de Riyad, en mars 2007, en organisant un grand raout avec toutes les parties concernées, et les pays ou partis qui rejettent la violence et "reconnaissent le droit d'Israël à exister"(donc sans le Hamas). Daniel Levy, membre de l'équipe de Genève, livre son point de vue qui n'inscite guère à l'optimisme.

Voici donc qu'enfin se tiendra une conférence sur l'avenir de la region. Allez, on y croit!

lundi 16 juillet 2007

Le cordon s'effiloche ...

J'ai les nerfs en boule, le Vlaams Belang gagne du terrain au Parlement belge. Depuis vendredi, il a désormais un vice-Président et un questeur avec l'appui des partis flamands (sauf Groen!) mais sans celui des partis francophones. Cette nouvelle ligne de fracture communautaire est vraiment inquiétante. Jusqu'alors, le front commun contre le parti liberticide et raciste tenait bon, malgré quelques difficultés à s'accorder sur la question de l'interdiction de financement public des partis racistes. La justification de ce changement d'approche est tout bonnement incompréhensible: le "Vlaams belang est un parti démocratiquement élu". Ah bon? Parce qu'auparavent il ne l'était pas? Personne n'a remis en question le fondement démocratique de nos dernières élections que je sache. Ou faut-il plus de missions d'observation de l'OSCE et du Conseil de l'Europe? Comment justifiera-t-on le maintien du cordon sanitaire dans l'avenir, vu que pour le coup toutes nos élections sont démocratiques?

Ce critère de légitimité démocratique ne tient pas la route pour un parti marqué d'illégitimité idéologique. On ne donne de crédit à un parti qui prône l'exclusion et la haine.
C'est en plus un contresens politique alors que le Belang est en reflux. Voilà deux élections qu'ils essaient de nous faire croire qu'ils gagnent. Mais non. Même si le résultat reste là, plus de 20% d'électeurs flamands, la marche triomphale connait des ratés. On se souvient de la colère de Dewinter à l'annonce des résultats à Anvers en octobre dernier. Pour une fois qu'ils mangent de la soupe à la grimace, ils recoivent une récompense. Incompréhensible et politiquement irresponsable.

vendredi 13 juillet 2007

En savoir plus sur la Chine? Suivez le guide

Voici de quoi alimenter vos conversations:

Un excellent rapport de la CISL sur le miracle chinois. Le dessous de cartes, sans complaisance.

Pour toute personne s'intéressant à l'émergence d'une société civile en Chine, enjeu majeur de la démocratisation du pays, le China Development Brief était une lecture indispensable. Le couperet de la censure officielle vient de tomber: interdit.

Des infos en vrac, sur China digital.

Un peu de culture dans ce monde de brutes: les rencontres photos de Arles (dont est extrait cette splendide photo). Allez, maintenant je m'arrête et je promets de passer à un autre dossier.

mercredi 11 juillet 2007

L’Europe que nous voulons; la CNAPD s'implique

Du 10 au 14 juillet, à Bruxelles, des jeunes provenant de cinq pays de l’Union européenne prendront part à la table ronde concluant la campagne « L’Europe que nous voulons », portée par la CNAPD en collaboration avec quatre associations européennes partenaires : EstYES (Estonie), AKO (Slovaquie), ARCI (Italie) et LSDJS (Lituanie). Lire le site du projet.

Pendant plusieurs mois, des cafés-citoyens organisés dans les pays des cinq associations impliquées ont donné l’occasion aux jeunes Européens de se positionner sur des sujets cruciaux pour le futur de la construction européenne : la paix et la sécurité ; l’environnement ; les droits sociaux ; et les migrations.

Les discussions ayant déjà eu lieu dans le cadre de la campagne ont permis d’ouvrir des réflexions sur ces quatre thèmes, de dégager des interrogations communes sur le futur de l’Europe et surtout de constater une volonté parmi les jeunes Européens de prendre part activement à la construction d’une Europe des citoyens.

Lors de la table-ronde finale, chacune des thématiques verra des spécialistes intervenir pour présenter les principaux enjeux à l’échelle européenne, permettant ainsi aux participants de réagir et de prendre position sur le présent et le futur de l’Europe. Afin de donner lieu à des discussions réellement démocratiques, toute personne qui le souhaite est cordialement invitée à se joindre au groupe des jeunes participants.

Les conclusions de la rencontre finale seront présentées et discutées ce vendredi 13 juillet, en présence de membres d’organisations politiques européennes. Par la suite, un Livre Blanc sera remis aux autorités de l’Union européenne, afin de leur communiquer les revendications et les sujets de préoccupation émis par de jeunes Européens au cours d’une campagne visant à rapprocher l’Europe des citoyens.

Si cela t'intéresse, contacte la CNAPD au 02 640 52 62.
Voici le programme:

Mardi 10 juillet
Mot de bienvenue
9.30 – 11.00 Politique d’asile et d’immigration, Présentation des enjeux Cécile Barbier - OSE
11.15 – 13.00 Politique d’asile et d’immigration. Rapport et discussions, Fréderic Triest – CEDEM Fatima Zibouh
14.30 – 16.00 Environnement : Séminaire d’étude. Présentation des enjeux
16.15 – 18.30 Environnement. Rapport et discussions. Bernard Delville - Vents d’Houyet, Judith Verweijen- Jeunes verts européens
Mercredi 11 juillet
9.30 – 11.00 Paix et sécurité - Présentation des enjeux dans chaque pays partenaire, Philippe Bartholome-EPLO
11.15 – 13.00 Paix et sécurité - Rapport et discussions. Arnaud Ghys – CNAPD, Nicolas Bardos – Pax Christi
14.30– 16.00 Droits sociaux: Présentation des enjeux dans chaque pays partenaire. Christophe Degryse - MOC
16.15 – 18.00 Droits sociaux. Rapport et discussions. Brian Booth – MJS - ECOSY, Séverinne Picard - CES/ETUC
Jeudi 12 juillet
10.00 – 11.30: Pistes de revendication. Par atelier, réflexion sur l'adoption d'une piste de revendication commune par thème
12.00 – 13.00: Présentation des résultats. Rédaction d’une déclaration commune et Adoption en séance plénière.
15.00 – 16.30 Visite des institutions européennes : Parlement - Commission.
Rencontre avec Olga Zrihen, Senatrice
Vendredi 13 juillet
10.00 – 12.00: Cérémonie de remise de la déclaration finale. Présentation des conclusions. Rencontre et discussion avec des représentants des organisations de jeunesse politiques européennes.
14.30 – 16.00 Forum d’évaluation avec l’ensemble des participants. Discussions autour des différences entre partenaires. « Nos différences, moteur d’une dynamique commune »
Samedi 14 juillet
10.00 – 12.00: Évaluation finale de la rencontre avec les responsables des associations partenaires.
Visite de l’association les Vents d’Houyet + barbecue
Dimanche 15 juillet
Départ des délégations

mardi 10 juillet 2007

Demain, je vote pour Elio!

Demain 11 juillet, on remet les compteurs à zéro au PS. Elio est candidat à sa succession et son unique opposant représente la vieille-vieille garde sous son plus vilain angle. Cette candidature est vraiment pénible. Elle n'apporte pas grand chose au débat interne et surement rien au niveau externe. Ce n'est pas de ce genre de débat là dont le parti à besoin.

Il fallait qu'Elio se représente. Le parti n'aurait rien gagné à son retrait. La défaite du 10 juin doit apporter d'autres débats et d'autres réponses.

Elio a donné un tournant déterminant a la rénovation du parti (passons sur l'épisode du logo à la rose matinée de gris) et il faut maintenant aller plus loin. Alors demain, je voterai Elio pour que le parti reprenne des couleurs et pour que le réel se rapproche un peu plus de l'idéal socialiste.

lundi 9 juillet 2007

Dynamite City !


Hong Kong mérite bien son surnom de Dynamite city. Cette ville à la pêche! C'est ma troisième visite en presque 20 ans (ça ne nous rajeunit pas, la dernière remonte au sommet de l'OMC en 2005- voir photo) et à chaque reprise je me dis que je devrai y rester plus longtemps.

Hong Kong vient de fêter les 10 ans de son retour à la mère patrie. Beijing y applique le principe de "un pays - deux systèmes" qui lui octroie une autonomie sous controle. Après les évenements de July 4th, comme on appele ici pudiquement la répression de Tien An Men, ils étaient peu nombreux à croire en l'avenir de la ville. Mais Beijing a compris toute l'utilité de la ville marchande, tête de pont du capitalisme chinois. Aujourd'hui, 10 ans plus tard, une question turlupine les hong-kongais: et quid du suffrage universel? Lors de transfert de souveraineté en 1997, il était inscrit dans la "Basic Law". Pékin temporise, ajourne, négocie, parle de 2012 ou 2017 alors qu'en fait il n'en veut pas. L'argument utilisé, bien connu à vrai dire, est que citoyens et classe politique ne sont pas prêts. Un argument fallacieux évidemment. China-Mainlands ne souhaite pas le développement d'un système qu'il n'aurait pas sous contrôle. Autre argument: la population n'y serait pas assez "patriotique". Faut donner du temps au temps: que le sentiment d'appartenance y soit plus vif. Et la population? Un petit nombre s'agite et s'inquiète: pourquoi ce revirement? on nous l'avais promis... Lisez l'article de Joseph Kahn. Parfois, elle est en mesure de faire descendre les gens dans la rue. Ils étaient 500.000 en 2003 pour défendre leurs droits. Près de 60.000 cette année pour commémorer le 4 juillet. Mais les 7 millions d'habitants, qui baignent depuis 200 ans dans le capitalisme anglo-saxon, ont une priorité: le business. La ville s'est relevée de la crise financière de 1997 et de l'épidémie de SRAS en 2003. L'économie reprend, le taux de chômage baisse. En terme de droit sociaux, on est loin du compte. On est plus proche du modèle américain du chacun pour soi et du HK dollars pour tous. Tant que l'économie tournera, l'autorité de Pékin ne sera pas remise en question. Mais Pékin joue gros dans cette histoire. Gardez le contrôle sur Hong Kong pourrait lui faire perdre définitivement Taiwan, qui est plus que jamais dans sa ligne de mire. Là-bas, on se méfie de cette interprétation "d'un pays-deux système" qui laisse surtout la part belle aux caciques du PCC.

vendredi 6 juillet 2007

La mégalopole du 21e siècle? Shanghai

Phénoménal. Jamais vu. Les bras m'en tombent. Shanghai, c'est vraiment la capitale du futur. Des grattes-ciels à perte de vue. New York fait figure de village à côte de Shangai. Evidemment, il y a une grande différence en terme de pouvoir d'achat et de PIB par habitant pour la démesure, Shanghai devance largement la Grosse pomme. Un autre point de comparaison à ma connaissance, Mumbai, fait pauvre impression car le niveau de pauvreté y est énorme. Dans des proportions que je n'avais encore jamais vues.

Retour sur Shanghai. 18 millions d'habitants, plus 3 millions de travailleurs migrants (sans statuts mais qui vivent et travaillent sur place). Et malgré ce chiffre astronomique, je n'y ai pas vu de pauvrété criante. On y annonce un taux de ch